Cahier de notes

Régions viticoles de France

Préambule

L'objectif de cette recherche est de parvenir à pressentir le vin que je vais boire et reconnaître celui que je viens de déguster.
Le niveau de précision choisi est, de toute évidence, fondamental dans cette affaire. Entre le cépage (beaucoup trop général) et le domaine (beaucoup trop détaillé), l'appellation d'origine (AOC) ou l'indication géographique (IGP), des vins rouges français est le niveau auquel j'aspire.
Il arrive assez souvent que le sol, l'orientation et le climat, trois caractéristiques peut-être déterminantes, varient au sein d'une même AOC, ou IGP. Je vais jusqu'à ce niveau de détail, lorsque je le juge utile.

Les appellations et leur type (AOP, AOC, IGP, VDQS, vins de pays) évoluent. Le temps et l'UE ont façonné la situation actuelle. Pour m'éviter toute complication inutile, j'utilise les seules appellations en vigueur au moment de l'étude et j'omets de mentionner les types.

Les descriptions théoriques des vins, trouvées çà et là, servent à préparer la dégustation. J'y ajoute des commentaires lorsque mon expérience le permet.

Afin d'utiliser mes expériences, je reproduis, à la fin, mes notes de dégustation, triées par cépages, principaux et secondaires, appellation, auteur, année et degré d'alcool.

C'est avec les autres de sa région qu'un vin à le plus de points communs. J'ai donc rassemblé les appellations par régions. Appellations et régions sont dans l'ordre alphabétique.
L'accès direct aux régions de la carte est possible grâce à l'index AOC (coin supérieur droit).


Alsace

Beaujolais

19.000 ha. 1.000.000 hl.

Le Beaujolais est la région de Beaujeu. La région s'étend du sud de Mâcon au nord-ouest de Lyon.
Au nord de Villefranche-sur-Saône se trouvent les Beaujolais Village et les crus (Saint-Amour, Juliénas, Chénas, Moulin-à-Vent, Fleurie, Chiroubles, Morgon, Régnié, Côte-de-Brouilly, Brouilly). Au sud, se trouvent les Beaujolais.

Le Beaujolais est principalement un vin rouge (gamay noir à jus blanc + cépages accessoires (max. 25 %, aligoté, chardonnay, gamay de Bouze, gamay de Chaudenay, melon (muscadet), pinot gris, pinot noir)).
Le gamay de Bouze et le gamay de Chaudenay représentent maximum 10 % de l’encépagement.
Les autres cépages accessoires représentent maximum 15 % de l’encépagement.
Les vins produits à partir de parcelles complantées de cépages accessoires, sont vinifiés par assemblage des raisins concernés.
Les proportions varient légèrement selon l'AOC.

Contrairement à mon ancienne conviction, le Beaujolais n'est pas pur gamay mais en contient de 75 à 100 %.

La méthode traditionnelle de vinification des vins rouges utilise la macération semi-carbonique qui permet d'élaborer des vins rouges aromatiques et fruités.
La production de vins blancs et de vins rosés est confidentielle.

http://www.vinsvignesvignerons.com/Regions/Beaujolais/...

http://www.vin-vigne.com/region/.



Bordelais

Bourgogne

30.700 ha. 1.820.000 hl (rouges 44 %, blancs 53 %, effervescents 3 %).
J'ai calculé ces chiffres en soustrayant des statistiques le Beaujolais et les Coteaux du Lyonnais que je considère comme deux régions distinctes.

Les cépages principaux sont le pinot noir pour les vins rouges et le chardonnay pour les vins blancs.
Le passetoutgrain est un assemblage de pinot noir et de gamay.

Auxerrois
L'Irancy (170 ha, 8000 hl) est une appellation de l'Auxerrois. Vin rouge de pinot noir et de césar (max. 10 %). Il est produit à Irancy, Vincelottes et Cravant.
Les vins bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée peuvent préciser le nom d’un lieu-dit cadastré (Côte du Moutier, Les Cailles, Boudardes, Vauchassy, Les Mazelots, Les Bessys, La Palotte, ...).

https://www.vins-bourgogne.fr/irancy...

http://www.vinsvignesvignerons.com/Regions/Bourgogne/...

http://www.vin-vigne.com/region/.



Bugey

Département : Ain, au sud du Jura. Le Rhône sépare le vignoble du Bugey du vignoble de Savoie.

30.335 hl, 475 ha. Vins produits : 51 % mousseux et pétillants, 40 % blancs, 9 % rouges et rosés. Vins assez différents les uns des autres, du fait de l’hétérogénéité des terroirs. Les vins rouges sont obligatoirement des vins de mono-cépage (gamay, pinot noir ou mondeuse). Les vins mousseux et pétillants sont élaborés à partir des différents cépages du Bugey soit selon la Méthode traditionnelle soit selon la Méthode ancestrale. Vins rouges : Les vins de cépage gamay sont fruités et légers , les vins de cépage de mondeuse sont tanniques avec des notes de fruits noirs, les vins de cépage pinot noir sont légers et aromatiques. Vins rosés : ce sont des vins légers et fruités. Vins blancs : ils sont secs, nerveux, parfumés. Le cépage chardonnay est le cépage principal. Vin Roussette du Bugey: c'est un vin blanc sec qui a sa propre appellation, il est élaboré à partir du seul cépage Altesse appelé localement Roussette. Ce nom est du à la couleur rousse que prennent les baies du cépage altesse à maturité. Vins mousseux et pétillants : Les vins mousseux ou pétillants de l’appellation d’origine contrôlée « Bugey » sont obtenus principalement par seconde fermentation en bouteille dite Méthode traditionnelle avec adjonction d’une liqueur de tirage et une durée minimale d’élevage sur lies fines de 9 mois. Ils sont blancs ou rosés avec des notes florales. Les vins produits sous la dénomination géographique complémentaire « Cerdon » sont des vins mousseux rosés de type aromatique. Ils sont élaborés selon la méthode ancestrale : procédé qui consiste à ralentir, puis à stopper, la fermentation alcoolique par le froid, tout en conservant une quantité importante de sucres fermentescibles. Le moût, partiellement fermenté, est ensuite mis en bouteille, dans laquelle il poursuit sa fermentation pendant au moins 2 mois.La mention "Méthode ancestrale" doit obligatoirement figuré sur l'étiquette. Les vins sont aromatiques : arômes de fruits rouges, demi-secs, la mousse est fine, le titre alcoolique est de 7 % à 9 %.vol , la teneur en sucres fermentescibles est comprise entre 22 grammes par litre et 80 grammes par litre. Les vins produits sous la dénomination géographique complémentaire « Montagnieu », sont élaborés à partir d’assemblages de moûts issus de raisins blancs et de raisins noirs, selon la Méthode traditionnelle, avec une durée minimale d’élevage sur lies fines de 12 mois. Ils sont blancs ou rosés et aromatiques. Appellations du Bugey :
Bugey, Roussette du Bugey et Bugey mousseux ou pétillant (blancs, rosés) : Bugey mousseux ou pétillant Cerdon : Bugey Manicle : Bugey Montagnieu, Roussette du Bugey Montagnieu et Bugey mousseux ou pétillant Montagnieu : Roussette du Bugey Virieu-le-Grand : Rouge (pinot noir), rosé (), blanc (chardonnay) Bugey-Cerdon
9.600 hl, 176 ha. Vins effervescents rosés (poulsard, gamay, 8 d°, très fruités) élaborés selon la méthode ancestrale.

Bugey-Manicle
480 hl, 8 ha. Vins rouges (pinot noir), blancs (chardonnay).

Le secteur du vignoble de « Virieu-le-Grand »
Le vignoble est implanté sur 1.2 ha au pied de massifs calcaires élevés, le sol est composé de marnes argilo-calcaires. Le vignoble de « Virieu-le-Grand» bénéficie d'un terroir très favorable au cépage altesse et à la production des vins A.O.C Roussette du Bugey de qualité.
Le secteur du vignoble de « Montagnieu »
Le vignoble installé sur des pentes abruptes domine la rive droite du Rhône. Les sols sont argilo-calcaires et peu profonds. On y produit principalement des vins effervescents pétillants élaborés selon la méthode traditionnelle (80 % de la production) et de la Roussette du Bugey de façon plus confidentielle.

Champagne

33.000 ha. 2.680.000 hl.
Pinot Meunier (45 %), Pinot Noir (30%), Chardonnay (25%). Il reste de l'Arbanne à Bar-sur-Aube et du Petit-Meslier en Vallée de la Marne.

Chaque commune viticole a une cote, de 80 à 100, en fonction de la qualité du raisin cultivé sur son territoire. Le Comité Interprofessionnel des Vins de Champagne fixe chaque année le prix de base des raisins. Ce prix de base correspond à un kilo de raisins cotés 100. Le prix des autres est calculé par une simple règle de trois. De plus, le vin élaboré avec du raisin coté 100 est qualifié de grand cru et celui élaboré avec du raisin coté entre 90 et 99 est qualifié de premier cru.

Outre les vignobles nommés sur la carte, il faut évoquer la Côte des Noirs autour d'Ambonnay, Bouzy et Tour-sur-Marne (est de la Vallée de la Marne).

En Champagne, il y a trois appellations d'origine contrôlée : Champagne, Coteaux Champenois et Rosé des Riceys.

Coteaux Champenois

Ce sont des vins tranquilles, rouges (700 hl ; assemblés ou non ; garde de 1 à 5 ans), rosés ou blancs (120 hl) élaborés de manière traditionnelle dans l'ensemble de l'aire d'appellation de Champagne. Les plus célèbres sont le vin d'Aÿ et celui de Bouzy, grands crus de pinot noir.

http://www.vinsvignesvignerons.com/Regions/Champagne/...

http://www.vin-vigne.com/region/.



Charentais

Charentais
2.000 ha. 100.000 hl.
Rouges (? hl, ? % ; cabernet franc, cabernet-sauvignon, merlot, gamay, tannat (pour l'île de Ré uniquement), pinot noir, alicante, arinarnoa, côt (malbec), egiodola, jurançon, mourvèdre, négrette.; assemblage ? ; garde de ? ans).


Jura

Languedoc

Départements : Gard, Hérault, Aude. De Nîmes à Leucate.

Appellations du Languedoc :
Corbières : 560 000 hl. 14.000 ha. Rouges 90% (carignan, grenache, syrah, mourvèdre), rosés: 6% (cinsault), blancs (grenache, maccabeo, bourboulenc, marsanne, roussanne, vermentino) : 2,5%. Garde 2 à 5 ans (grands millésimes, > 10 ans).
Corbières-Boutenac : 6 000 hl.

Rouges : pourpres / fruits rouges, épices, thym / amples, charpentés, puissants. Viandes rouges, gibiers à poil, fromages relevés.

Languedoc : 400.000 hl. 7.800 ha. Rouges 60 % (carignan, grenache, syrah, mourvèdre), rosés 20 %, blancs 20 % (clairette, grenache, bourboulenc, picpoul, marsanne, roussanne). Garde 2 à 4 ans (grands millésimes, 4 à 8 ans)
L'appellation Languedoc comprend de nombreuses indications géographiques supplémentaires. Celles-ci sont indiquées sur la carte suivante.

Costières de Nîmes : 220.000 hl. 4.500 ha. Rouges: 55% (grenache, mourvèdre, syrah,carignan, cinsaut, marselan), rosés 40% (grenache, mourvèdre, syrah,carignan, cinsaut, marselan), blancs 5 % (grenache blanc, marsanne, roussanne, bourboulenc, clairette, macabeu, vermentino, viognier). Garde : Vins rouges : 3 à 4 ans - Vins blancs et rosés : 2 ans.
Les coteaux orientés au nord donnent des vins plus légers.

Minervois : 124.000 hl. 4.300 ha. Rouges 92 % (grenache noir, lledoner pelut, mourvèdre, syrah, carignan, cinsaut, piquepoul noir, rivairenc, terret noir), rosés 6% (Grenache noir, lledoner pelut, mourvèdre, syrah, bourboulenc, carignan, cinsaut, clairette, grenache blanc, maccabeu, marsanne, piquepoul blanc, piquepoul noir, rivairenc, roussanne, terret blanc, terret noir, vermentino), blancs 2 % (bourboulenc, grenache blanc, maccabeu, marsanne, roussanne, vermentino, clairette, muscat à petits grains, piquepoul blanc, terret blanc).
Garde : Vins rouges : 4 à 6 ans - Vins rosés et blancs : 2 à 3 ans.
Minervois-La Livinière : 8 400 hl/an.

Saint-Chinian : 108.000 hl. 3.200 ha. Rouges 95 % (grenache, lledoner pelut, mourvèdre, syrah, carignan , cinsaut), rosés 5 % (idem rouges), blancs très peu (grenache blanc, marsanne, roussanne, vermentino, carignan blanc, clairette, viognier).
2 types de vins rouges :
vins rouges secteur des schistes robe sombre, notes fumée, de café, souples , veloutés
vins rouges secteur calcaire : couleur plus vive, notes de fruits frais, ronds, tanniques, corsés, de garde.
Garde : Vins rouges : 6 à 8 ans - Vins rosés et blancs : 2 ans.
- Dénominations géographiques complémentaires « Berlou » : 646 hl/an - Dénominations géographiques complémentaires « Roquebrun » : 3061 hl/an.

Sable-de-Camargue : 270.000 hl/an. 3.000 ha. Tranquilles et effervescents, rouges 4 % (merlot, cabernet franc, cabernet-sauvignon, grenache noir, marselan, petit verdot, syrah ; les secondaires possibles sont l'alicante, l'aubun, le carignan et le tempranillo), rosés 94 %, blancs 2 %.c Vins tout à fait particuliers car produits sur un terroir fait de sables siliceux et calcaires. Les vignes sont plantées sur les côtes du Golfe du Lion, entre Les Saintes-Maries de la Mer et le Cap d'Agde, dans le Languedoc.
Listel, créée par les Salins du Midi, est la principale productrice (42 millions de bouteilles par an).

Fitou : 85.000 hl/an. 2.600 ha. Rouge (carignan 60 %, grenache, mourvèdre 10 %, parfois syrah).
Garde : Vins rouges : 6 à 8 ans.
5 communes à l'est. 4 communes à l'ouest (2 bassins, nord et sud, séparés par un col).
Les 9 communes sont les seules de l'Aude à bénéficier des AOC rivesaltes et muscat de Rivesaltes (AOC du Roussillon). Cette particularité explique que les statistiques ne mentionnent pas de Fitou blanc.

Limoux : 75.000 hl. 1.700 ha. Chardonnay, chenin, mauzac. Blanquette 43 % (mauzac 90 %), crémant 33 % (mauzac 60 %), méthode ancestrale 11 % (mauzac 100 %), blancs 8 % (mauzac 15 %), et rouges 5 %.
Pour la méthode ancestrale, prise de mousse sans adjonction de liqueurs.
Blanquette est le surnom du mauzac qui a un duvet blanc sous les feuilles.
Garde : Limoux blanc : 3 à 6 ans - Limoux Blanquette de Limoux et Limoux Méthode Ancestrale : 3 ans - Limoux rouge : 3 ans.

Faugères : 65.000 hl/an. 2.100 ha. Rouges : 80% (grenache, lledoner pelut, mourvèdre, syrah, carignan, cinsaut), rosés : 18 % (idem rouges), blancs 2 % (grenache blanc, marsanne, roussanne, vermentino, clairette, viognier).
Garde : Vins rouges : 5 à 10 ans - Vins rosés et blancs : 2 ans.

Muscats de l'Hérault : 38.000 hl.
Muscat de Frontignan : Vin doux naturel : 18.000 hl - Vin de liqueur : 500 hl.
Muscat de Lunel : 8.000 hl.
Muscat de Mireval : 6.000 hl.
Muscat de Saint-Jean-de-Minervois : 5.500 hl/an.
Garde : 10 ans.

Cabardès : 20 000 hl/an. 450 ha. Rouges 85 % (cabernet franc, cabernet-sauvignon, grenache, merlot, syrah + cinsaut, cot, fer Servadou), rosés 15 % (idem).
Garde : Vins rosés : 2 ans - Vins rouges : 6 ans.

Malepère : 12000 hl/an. 400 ha. Rouges 65% (merlot + cabernet franc, cot + cabernet-sauvignon, cinsaut, grenache, lledoner pelut), rosés 35% (cabernet franc + cabernet-sauvignon, cinsaut, cot, grenache, merlot).
Garde : Vins rouges : 5 ans Vins rosés : 2 ans.

Clairette du Languedoc : 3.000 hectolitres. 80 ha. Blancs (clairette), moelleux 67 % (idem), rancio (idem), vin de liqueur (idem).
Garde : Vins secs : 2 à 3 ans - Vins moelleux et vins de liqueur : 8 ans et plus.
La Clairette du Languedoc est soit un vin blanc sec, soit un blanc moelleux. Les vins élaborés avec des raisins cueillis à surmaturité, élevés au moins trois ans et titrant au moins 14%/vol peuvent bénéficier de la mention "rancio". La Clairette du Languedoc peut aussi être un vin de liqueur obtenu par mutage à l'alcool.
Le nom de l'appellation d’origine contrôlée « Clairette du Languedoc » peut être complété par le nom de la commune de provenance des raisins.

Clairette de Bellegarde : 600 hl. 15 ha. Blancs (clairette).
Garde : 2 ans.

http://www.vinsvignesvignerons.com/Regions/Langedoc-Roussillon/LE-LANGUEDOC/Le-vignoble-du-Languedoc.



Loire

1.000 km de long, 3 climats nécessairement différents. Je préfère parler de "Grande" Loire et éviter les totaux, superficie et production, insignifiants.
Je préfère distinguer six régions viticoles, au lieu de cinq, en séparant Orléanais et Centre-Loire.


Anjou-Saumur

Anjou
3.200 ha. 160.000 hl. 68 % de rouge.
Ces totaux, et cette moyenne, incluent les AOC Anjou Gamay (100 % gamay et 100 % rouges), Anjou Villages (terroirs exceptionnels, 100 % rouges) et Anjou Villages Brissac (100 % rouges).

A l'ouest, Anjou Noir, Angers, terrains schisteux (Anjou).
A l'est, Anjou blanc, terrains calcaire crayeux (Saumur).
Par endroits des sols de graviers ou calcaires lacustres

Cabernet franc [+ cabernet sauvignon] [+ pineau d'aunis]. Titre de 9 à 12 %. Garde de 1 à 3 ans.
L'Anjou Gamay fait exception en monocépage.

Selon l'appellation, les vins sont décrits respectivement comme :
- souples, fruités (framboise, cassis) ;
- fruités, légers et gouleyants dont vins de primeur ;
- charpentés, harmonieux ;
- charnus, tanniques, rouge sombre, arômes de fruits rouges.

Saumur-Champigny
1.260 ha. 70.000 hl. 100 % de rouge.

Terres blanches provenant de la craie-tuffeau, caractérise la région que l'on nomme l'Anjou blanc.

Cabernet franc (min. 85 %) [+ cabernet sauvignon] [+ pineau d'aunis]. Titre de 9,5 à 12,5 %. Garde de 10 ans.

Fruits rouges, frais, tanniques.


Auvergne

Côte Roannaise
180 ha. 8.300 hl. ??? % de rouge.

Sable et granite. 350 à 370 m.

Gamay. Macération semi-carbonique, grains entiers. Titre de 9,5 à 12,5 %. Garde de 1 à 4 ans.

Légers et fruités.

Côtes d'Auvergne
410 ha. 16.800 hl. ??? % de rouge.

Sols noirs, argilo-calcaires.
Ponctuellement on trouve quelques particularités:
des sols granitiques à Volvic
des sols de pépérites à Châteaugay. Les pépérites sont des fragments de lave mélangés à des marnes.
des sols basaltiques à Corent. Le vignoble étant planté sur les pentes d'un ancien volcan ayant traversé les sédiments oligocènes.

Gamay ou assemblage de gamay (min. 50 %) et pinot noir. Titre de 10 à 12,5 %. Garde de 2 à 5 ans.

Fruités.

Côtes du Forez
120 ha. 4.300 hl. 80 % de rouge.

Sols granitiques ou volcaniques, entre 400 et 600 m.

Gamay. Macération semi-carbonique, grains entiers. Titre de 9 à 12,5 %. Garde de 2 à 3 ans.

Typés fruits noirs avec une couleur intense. Quelques sites volcaniques marquent leur vin par une note minérale de pierre à fusil.

Saint-Pourçain
580 ha. 30.000 hl. 60 % de rouge.

Trois types de sols :
- les sables du Bourbonnais, au nord. Ils proviennent d’une accumulation de débris de roches amenées par l’Allier ;
- les terrains granitiques, à l’ouest et au sud. Ils sont d’origine éruptive (schistes, gneiss) ;
- Les terrains argilo-calcaires, à l'est. Ils sont issus de la Sioule au centre et au sud du vignoble.

Assemblage de vins, ou raisins, de gamay (40 à 75 %) et pinot noir. Titre de 10 à 12,5 %. Garde de 2 à 6 ans.

La variété des sols donnent des vins aux nuances gustatives différentes. Les sables du Bourbonnais donnent des vins très parfumés, ronds et épicés. Les terrains granitiques donnent des vins frais et structurés. Les terrains argilo-calcaires offrent aux vins des notes florales et fruitées, une rondeur en bouche, un bon équilibre et une bonne persistance.


Centre

Châteaumeillant
100 ha. 4.200 hl. 75 % de rouge.

Coteaux, 250 à 300 m.
Formations sédimentaires, sols sablo-argileux, siliceux composés de graviers et cailloux de quartz. Les sols d'origine métamorphique sont bruns à base de micaschistes, de grès et de gneiss.

Gamay ou assemblage de gamay (min. 60 %) et pinot noir.

Vins légers, fruités et finement poivrés.

Coteaux du Giennois
180 ha. 10.000 hl. 55 % de rouge.

De Gien (sol d'argile et silex) à Cosne (argile et calcaire).

Assemblage de vins de gamay (max. 80 %) et pinot noir (max. 80 %). Titre de 10 à 12,5 %. Garde de 2 à 5 ans.

La variété des sols donnent des vins aux nuances gustatives différentes. Vins rouges légers aux arômes de fruits rouges.

Menetou-Salon
460 ha. 29.000 hl. ??? % de rouge.

Coteaux, calcaire (huitres oreilles de poules).
Argilo-calcaire dans la région de Menetou-Salon, plus calcaires dans la région de Morogues, proche de Sancerrre.

Pinot noir. Titre de 10 à 13 %. Garde de 1 à 5 ans.

Ronds, fruités, arômes de fruits mûrs.

Reuilly
250 ha. 15.000 hl. 33 % de rouge et rosé.

Coteaux de marnes calcaires à pente moyenne et terrasses de sables et de gravier.

Pinot noir. Titre de 10 à 13 %. Garde de 2 à 5 ans.

Vins légers, fruités et finement poivrés.

Sancerre
2.800 ha. 166.000 hl. 25 % de rouge et rosé.

Coteaux et collines à forte pente de la rive gauche de la Loire, entre 250 et 400 m. terres blanches (argile et calcaire), caillottes (pierres d'argile), chailloux (silex).

Pinot noir. Titre de 10 à 13 %. Garde de 1 à 5 ans.

Vins souples et légers.


Orléanais

Orléans
90 ha. 4.400 hl. ??? % de rouge et rosé.

Terrasses d'alluvions sablo-graveleuses, bord de Loire et  rebords du plateau calcaire de Beauce.

Pinot meunier et assemblage de pinot meunier (min. 70 %), pinot noir et pinot gris. Titre de 9,5 à 12,5 %. Garde de 2 à 4 ans.

Souvent des vins de cépage pinot meunier seul. Vins fins et élégants aux arômes de petits fruits rouges.

Orléans-Cléry
35 ha. 1.440 hl. 100 % de rouge.

Terrasses d'alluvions sablo-graveleuses, bord de Loire et  rebords du plateau calcaire de Beauce.

Cabernet franc. Titre de 9 à 12,5 %. Garde de 2 à 4 ans.

Les vins de l'Orléans-Cléry sont appréciés pour leurs caractères légers, fins et élégants. Ils ont une très forte spécificité, faite d'arômes végétaux fins marqués par les fruits rouges, avec de fortes nuances amères, évoquant sous une texture souvent légère et vive la cerise et la fleur blanche.


Touraine

Bourgueil
1.400 ha. 70.000 hl.
Rouges (98 % ; cabernet franc, cabernet-sauvignon (max. 10 %); garde de 5 à 10 ans).
Deux types de Bourgueil rouges selon le sol :
- les "vins de graviers" des sols graveleux (en bas de pente) sont légers, fruités, à boire jeune.
- les "vins de tufs" des coteaux et des plateaux argilo-siliceux ou argilo-calcaires (sur les coteaux et plateaux qui dominent les vallées) sont corsés, charpentés, de garde.
Les deux types peuvent être assemblés.

Chinon
2.360 ha. 114.000 hl.
Rouges (95 % ; cabernet franc, cabernet-sauvignon (max. 10 %); garde de 5 à 10 ans).
Deux types de Chinon rouges selon le sol :
- les "vins de graviers" des sols graveleux (le long de la Vienne et de la Loire) sont légers, fruités, à boire jeune.
- les "vins de tufs" des coteaux et des plateaux argilo-siliceux ou argilo-calcaires (sur les coteaux et plateaux qui dominent les vallées) sont corsés, charpentés, de garde.
Les deux types peuvent être assemblés.

Coteaux du Loir
80 ha. 3.400 hl. 50 % de rouge.

Sols argilo-siliceux et argilo-sableux.

Pineau d'aunis, cabernet franc, cabernet sauvignon, côt, gamay. Titre de 9 à 12 %. Garde de 3 à 10 ans.

Frais, légers.

Coteaux du Vendômois
142 ha. 7.600 hl. 33 % de rouge.

Sols argilo-calcaires bruns avec des argiles à silex.

Pineau d'aunis (min. 4 %), pinot noir (10 à 40 %), cabernet franc (10 à 40 %), gamay (max. 10 %). Titre de 9 à 12,5 %. Garde de 1 à 2 ans.

Souples.

Saint-Nicolas-de-Bourgueil
1.100 ha. 58.000 hl.
Rouges (98 % ; cabernet franc, cabernet-sauvignon (max. 10 %); garde de 5 à 10 ans).
Deux types de Saint-Nicolas-de-Bourgueil rouges selon le sol :
- les "vins de graviers" des sols graveleux (en bas de pente) sont légers, fruités, à boire jeune.
- les "vins de tufs" des coteaux et des plateaux argilo-siliceux ou argilo-calcaires (sur les coteaux et plateaux qui dominent les vallées) sont corsés, charpentés, de garde.
Les deux types peuvent être assemblés.

Touraine
4600 ha. 267.000 hl. 37 % de rouge et rosé.

Les sols sont variés:
argilo-calcaires "aubuis",
argilo-siliceux "perruches",
sableux ou de graviers légers sur tuffeau, faluns ou argile.

Gamay, cabernet franc, cabernet sauvignon, cot, pinot noir, meunier, pinot gris, pineau d'Aunis, grolleau. Titre de 9 à 12,5 %. Garde de 3 à 5 ans.

Légers et fruités principalement à base de gamay.

Touraine-Amboise
220 ha. 12.100 hl. 60 % de rouge.

Deux types de sols:
- sols composés d'argiles à silex dits: "perruches" constitués de cailloux et de sables.
- sols argilo-calcaires

Assemblage de cot, gamay, cabernet franc, cabernet sauvignon. Titre de 9,5 à 12,5 %. Garde de 2 à 5 ans.

Fruités.


Lorraine

Départements : Moselle, Meurthe et Moselle et Meuse.
Il y a une appellation par département. Moselle (Sierck-les-Bains, Pays Messin, Vic-sur-Seille), Côte de Toul, Côte de Meuse.

Côtes de Toul
74 ha. 3.582 hl. Département de Meurthe et Moselle.
Rouges (pinot noir), rosé (gris, pinot noir (p), gamay (s)), blancs.
Garde : 2 ans.
Pas d'appellation sous-régionale.

Pinot noir - Côtes de Toul - Lelièvre de Lucey - 2016 - 04/18 - 12 % - Rubis - Fruité, acide, long. Très agréable.

Moselle
70 ha. 1.700 hl. Département de Moselle.
Rouges 20 % (pinot noir), rosé 55 % (gris, pinot noir (p), gamay (s)), blancs 15 %.
Garde : 2 ans.
Pas d'appellation sous-régionale.

Côtes de Meuse
35 ha. 1.500 hl. Département de Meuse.
Rouges (pinot noir, gamay, seuls ou assemblés), rosé (gris, pinot noir (s), gamay (p), auxerrois (s)), blancs.
Garde : 2 ans.
Pas d'appellation sous-régionale.

http://www.vinsvignesvignerons.com/Regions/Lorraine/La-REGION-LORRAINE/Les-vignobles-de-Lorraine.

http://www.vin-vigne.com/region/.


Provence

Rhône

Départements : Rhône, Loire, Ardèche, Drôme, Gard, Vaucluse.
La région viticole du Rhône est composée de plusieurs sous-régions. La principale est celle des Côtes du Rhône.

Côtes du Rhône
La région des Côtes du Rhône est réparties en deux zones séparées.

Les Côtes Septentrionales :
- de Vienne à Livron-sur-Drôme ;
- 2.770 ha, 122.500 hl.
Les vins des Côtes-du-Rhône Septentrionales sont des vins principalement de mono-cépages. Les vins rouges sont élaborés avec la syrah. Seul les Côte Rôties peuvent être assemblés avec du viognier.
Chaque appellation est particulière malgré leur cépage commun. Les vins de l'Hermitage sont réputés "de qualité exceptionnelle".

Les Côtes Méridionales
- De Pont-Saint-Esprit à Avignon.
- 69.000 ha. 3.440.000 hl.
- Pour les vins rouges et rosés: Grenache noire, Syrah, Mourvèdre, Cinsault, Carignan. De nombreux cépages accessoires viennent compléter les assemblages.
- Vins d'une grande diversité. Ils sont élaborés par l'assemblage de deux ou plusieurs cépages principaux et accessoires plantés sur des sols variés. Les trois couleurs de vins sont élaborées, avec une majorité de vins rouges et rosés.

http://www.vinsvignesvignerons.com/Regions/Rhône/...

http://www.vin-vigne.com/region/.


Roussillon

Départements : Pyrénées-Orientales.
Le Roussillon élabore des VDN et d'autres. Il arrive donc, à deux reprises, comme en Champagne, qu'un terroir ait deux appellations. Il y a, au nord, Maury pour ses VDN et Côtes du Roussillon Village pour les autres et, au sud, Banyuls pour ses VDN et Collioure pour les autres.
Autre cas particulier, l'appellation Muscat de Rivesaltes, produite dans toute la région viticole du Roussillon et dans le Languedoc limitrophe (Fitou).

Il me semble que le Roussillon préfigure la dérive commerciale des appellations. Quand autrefois il suffisait de la seule appellation, Côtes du Roussillon, le goût de la différenciation et des étiquettes a amené la création, en 2005, des Aspres. S'il met plus ou moins de carignan lors de l'assemblage, selon les opportunités du marché, le même vinificateur peut élaborer du Côte du Roussillon et du Côte du Roussillon Les Aspres dans les proportions de son choix.

Côtes du Roussillon
5.400 ha. 172.000 hl dont l'appellation sous-régionale Les Aspres (50 ha, 2.000 hl).

Côtes du Roussillon
Rouges, rosés, blancs.
Rouges : carignan, grenache, mourvèdre, syrah + Cinsaut, lledoner pelut.

Côtes du Roussillon Les Aspres
La dénomination géographique complémentaire « Les Aspres » est réservée aux vins tranquilles rouges élaborés avec les cépages grenache, mourvèdre et syrah. Le cépage carignan peut être utilisé, mais comme cépage complémentaire.
L'appellation concerne 36 communes. Il s'agit de toute la zone des Côtes du Roussillon, formant un rectangle au sud de Perpignan.

Côtes du Roussillon Villages
3.000 ha. 51.400 hl (carignan, grenache, mourvèdre) dont quatre appellations communales (Caramany (6000 hl, Carignan, grenache, syrah + lledoner pelut),Latour-de-France (2300 hl, Carignan, grenache, syrah + lledoner pelut), Lesquerde (1300 hl, Carignan, grenache, syrah + lledoner pelut), Tautavel (7 800 hl, Carignan, grenache, mourvèdre)).
Uniquement rouges.

Collioure
1.800 ha. 20.000 hl. Rouges (55 %, Carignan, grenache, mourvèdre, syrah + cinsaut, counoise), rosés (30%), blancs.

http://www.vinsvignesvignerons.com/Regions/Langedoc-Roussillon/LE-ROUSSILLON/...

http://www.vin-vigne.com/region/.



Savoie

x hl. y ha.
Rouges a % (pinot noir), rosé b % (gris, pinot noir (p), gamay (s)), blancs C % (auxerrois (p), müller-thurgau (rivaner) (p), pinot gris (p), gewurztraminer (s), pinot blanc (s) et riesling (s)).
Garde : 2 ans.
Appellations : Savoie, Roussette de Savoie, Crépy et Seyssel.

Cépages typiques :
en blanc : altesse (roussette), jacquère (vin souvent perlant), roussanne (bergeron), chasselas (Léman), molette ;
en noir : mondeuse (vin tannique d'un rouge profond).
AOC
.


Sud-Ouest

Gaillac
3.600 ha. 215.000 hl. Département du Tarn.
Rouges (120.000 hl, 56 % ; duras, braucol (fer servadou), syrah + cabernet sauvignon, cabernet franc, gamay, merlot, prunelard; assemblage de min. deux cépages principaux à 50 % ; garde de 3 à 5 ans).
Il existe des Gaillac Primeur (rouge, 10 % gamay).

Cahors
4.000 ha. 220.000 hl. Département du Lot.
Uniquement rouges (côt (malbec, 70 % min.) + merlot, tannat).


Bergeracois
9000 ha. 611.000 hl. Département de Dordogne.
Rouges (merlot, cabernet franc, cabernet-sauvignon et côt (malbec)).
Garde : ans.
Appellation régionales et sous-régionales :
Bergerac (rouges: 300 000 hl, rosés: 50 000 hl), Côtes de Bergerac (rouges: 25 000 hl), Pécharmant (rouges : 18 000 hl), Montravel (rouges: 1500 hl), Haut-Montravel (rouges : 2 000 hl), Côtes de Montravel (rouges : 2300 hl), Monbazillac: 50 000 hl (blanc liquoreux), Saussignac: 1500 hl (blanc liquoreux), Rosette: 1000 hl (blanc liquoreux).



Définitions du vin

Petit dictionnaire des mots principaux.

Alcoolémie

L'alcoolémie est la teneur du sang en alcool éthylique. Elle est limitée, en cas de conduite d'un véhicule, à 0,5 g/l de sang, en France et en Belgique.
Tout amateur éclairé se doit d'en connaître suffisamment à son propos pour éviter de se trouver en difficulté.

L'alcoolémie augmente progressivement. Elle atteint un maximum. Ensuite elle diminue progressivement. La vitesse d'augmentation est variable. Le maximum est variables. La vitesse de diminution est variable. Le nombre de paramètres, individuels et contextuels, est important. Il est inutile d'essayer de coller à la réalité et il faut, malheureusement, se contenter de moyennes pour les calculs. Selon le modèle simplifié, la croissance et la décroissance d'alcoolémie sont linéaires, c'est à dire à vitesse constante.

Croissance

D'une manière très simplifiée, l'alcool ingurgité se retrouve dans le sang, au taux maximum, en 1/2 h, à jeun, ou 1 h, sinon.

Maximum

La formule de calcul approximatif du taux maximum est la suivante : (V x d x 0,8) / (0,7 x m) où V est le volume de boisson en ml, d le d° d'alcool en %, 0,8 la densité de l'alcool en g/ml, 0,7 le coefficient de transfert moyen en l/kg (0,6 pour une femme), m la masse du buveur en kg.

Décroissance

Après avoir atteint le maximum, entre 0,1 et 0,2 g/l/h sont évacués par l'organisme.

Exemple chiffré

Un homme de 93 kg boit, à jeun, 25 cl de vin à 13 %

Supposons qu'un homme de 93 kg boit, à jeun, 25 cl de vin à 13 %.
Taux maximum = (250 x 0,13 x 0,8) / (0,7 x 93) = 26 / 65,1 = 0,3994 g/l.
Si cet homme est à jeun, il aura 0.3994 g /l d'alcool dans le sang au bout d'1/2 h.
Ensuite ce taux diminuera de 0,15 g/l/h et il sera de nouveau sobre au bout de 195 min.


Boisson de plusieurs verres de vin

Au cours d'un repas, il arrive souvent de boire plusieurs verres. Dans ce cas les quantités s'ajoutent en suivant les mêmes règles.

Exemple chiffré

Un homme de 93 kg boit 2 fois 25 cl de vin à 13 % à une heure d'intervalle

Supposons que notre homme boit, une heure plus tard, en mangeant, 25 cl de vin à 13 %.
Son taux va augmenter de 0,3994 g/l en 1 h.
La première croissance, en 1/2 h, est plus rapide que la seconde, en 1h.
L'alcoolémie dépasse 0.5 g/l entre 1 h 40 et 2 h 30.


Exemple de consommation raisonnable

Ce faire plaisir sans dépasser la limite de 0,5 g/l.

Exemple chiffré

4 verres à 1/4 h d'intervalle

4 verres à 1/4 h d'intervalle.
À jeun, 10 cl de rosé à 11 %.
À jeun, 10 cl de rosé à 11 %.
Repas, 12,5 cl de rouge à 13,5 %.
Repas, 12,5 cl de rouge à 13,5 %.


AOC Appellation d'origine contrôlée

Il ne faut pas croire qu'une commune correspond à une seule AOC. En effet une commune peut bénéficier de plusieurs AOC.
Une AOC c'est une norme. Le respect de plusieurs normes permet, donc, de bénéficier de plusieurs AOC. L'Anjou-Saumur est un exemple de cette complexité.
Prenons la commune de les Verchers-sur-Layon. Les vignerons, en rouge, peuvent d'utiliser quatre appellations (Anjou, Anjou-Village, Saumur, Saumur Puy-Notre-Dame). En blanc, ils peuvent, en plus, élaborer du Coteaux-du-Layon.

Carafage et décantation

Carafage.
Le large fond assure une grande surface de contact du vin avec l'air

Décantation.
La bougie éclaire les impuretés

Le carafage
Le carafage est le versement, plus ou moins délicat, du vin dans une large carafe. Le sommelier peut y ajouter une agitation du récipient.
Le contact, plus ou moins prolongé, avec l'oxygène améliore, ou détériore, le vin.
Un vin fermé peut s'ouvrir et libérer ses arômes et ses saveurs.
Certains défauts, excès d'amertume, d'acidité, d'astringence, peuvent être atténués, voire corrigés.
À l'inverse, le vin peut souffrir, voire mourir. Il m'est arrivé de carafer un vin prometteur, à l'ouverture de la bouteille, et de ne déguster à la fin qu'une espèce de sirop léger au goût de raisin. Je venais de tuer ma première bouteille de vin.

En principe, il ne faut pas carafer les vieux vins et réserver cette opération aux vins jeunes, fermés ou légèrement défectueux.

Une dégustation préalable permet de déterminer le traitement à appliquer. Un carafage est-il utile ? Versement doux ou vigoureux ? Agitation ? Durée ? Plus c'est vigoureux et moins ça dure.

Un suivi dégustatif et des notes dans le livre de cave permettent d'éviter le pire.

La décantation
La décantation est la séparation délicate du vin du dépôt contenu dans la bouteille.
Si on souhaite ne pas avoir de dépôt dans son verre, différentes techniques sont possibles. Dans tous les cas, la bouteille doit être redressée suffisamment à l'avance, 24 h, afin que le dépot tombe dans le fond de la bouteille.
Ensuite, il faut éviter que ce dépôt se retrouve dans le verre. Délicatesse de manipulation, délicatesse de débouchonnage, délicatesse de versement sont des alliées indispensables.
L'utilisation d'un panier de service permet de diminuer les inclinaisons et redressements de bouteille dommageables.
Enfin, l'observation de l'épaule permet d'éviter de servir les centilitres fatidiques du cul de bouteille.

Si toutes ces précautions sont prises, la décantation en carafe me semble inutile. Il s'agit, d'après moi, d'un apparat à réserver aux très vieilles bouteilles susceptibles de contenir une quantité inhabituelle de dépôt.

La carafe de décantation est plus étroite, que celle d'aération, pour éviter d'altérer les vieux vins, épanouis et fragiles, par un apport excessif d'oxygène. Le vieux vin décanté en carafe doit être servi sans délai.

Un vin peut nécessiter décantation et carafage. Dans ce cas, le versement en carafe doit être, évidemment, délicat.

Cep et cépage

Le cep est le pied, le plan, de vigne.
Pour conserver les caractéristiques, en évitant les croisements, la vigne n'est pas reproduite par semis mais uniquement de façon asexuée (bouturage, marcottage, greffage).
Les croisements organisés soigneusement sont appelés cultivars.
J'appelle cette méthode de production de cep par clonage le cépage. Officiellement, tous les clones identiques portent le nom de cépage.

Voici les treize principaux cépages français par superficie (2006) :
G Merlot 115.000 ha ;
F Grenache 99.000 ha ;
C Carignan 73.000 ha ;
I Syrah 67.500 ha ;
B Cabernet-Sauvignon 60.500 ha ;
a Chardonnay 40.000 ha ;
A Cabernet-franc 38.700 ha ;
E Gamay 35.000 ha ;
i Sauvignon 25.000 ha ;
D Cinsault 25.000 ha ;
H Pinot noir 23.000 ha ;
j Sémillon 17.500 ha ;
b Chenin 10.000 ha ;

Beaucoup de détails sur ce site : http://www.vindefrance-cepages.org/fr/cepages-de-france.



Pinot noir

Cépage originaire de Bourgogne il peut aussi être appelé noiren ou noirien. Outre la Bourgogne, il est cultivé principalement dans le nord de la France.
En Champagne, il représente 39% du vignoble. Réparti essentiellement sur la Montagne de Reims et sur la Côte des Bars.
Dans la Loire, il intervient dans l’élaboration du Sancerre et dans les vins de Touraine.
Il est utilisé à 100% pour l’élaboration du vin rouge de Moselle, du vin rouge des Côtes de Toul et des Côtes de Meuse.
Il s’est aussi très bien adapté sur certains terroirs alsaciens, dans le Jura, la Savoie et le Bugey.

Il se plaît sur les sols à substrat de calcaire grâce auquel il développe pleinement le potentiel aromatique.

Il a un déboursement précoces ce qui le rend sensible aux gelées printanières, par contre il peut profiter de la bonne saison pour amener ses raisins à maturité.
Il est très résistant aux gelées hivernales.
C’est un cépage plutôt fragile, il craint les maladies cryptogamiques (mildiou en particulier) et d’autres maladies de la vigne (pourriture grise et cicadelles).

Ce n'est pas un cépage productif.

Ses vins ne sont pas très tanniques, fruités, avec un degré alcoométrique plutôt bas (10 à 12°). Ils sont peu colorés.

Avec une viticulture, une vinification et un élevage bien maîtrisé il peut permettre un potentiel de garde exceptionnel.


Charpenté

Vin dont tous les éléments (S, Ac, Am, Ast) sont présents de manière équilibrée. J'image que si l'eau était du vin, il serait équilibré mais pas charpenté (S0, Ac0, Am0, Ast0).

Fermentation

Série de réactions chimiques exothermiques produites par des levures et bactéries au contact du moût. Les bactéries proviennent de la pruine. Les levures proviennent soit de la pruine soit d'un apport, le levurage. Le contrôle de la température est essentiel pour réussir la fermentation. Maximum 30 °C pour les rouges et 20 °C pour les blancs. Certains grands vins sont fermentés en fûts de chêne neufs.

Fermentation alcoolique

Transformation, sous l'action des levures, du sucre en alcool accompagnée d'émission de gaz carbonique et de sous-produits participants aux arômes et au goût du vin.
Le gaz carbonique peut-être utilisé pour obtenir l'effervescence ou la macération carbonique.

Fermentation malolactique

Seconde fermentation. Transformation, sous l'action des bactéries, de l'acide malique en acide lactique. Diminue l'acidité. Apporte des arômes lactés (beurre, crème). Améliore la conservation. Cette fermentation facultative doit être réalisée en cuve et surtout pas en bouteille.

Fermentation double

Méthode champenoise ou traditionnelle. Après une fermentation alcoolique classique, le vin assemblé, ou pas (millésimé), est mis en bouteille, additionné d'une liqueur de tirage (levure, vin, sucre). La seconde fermentation produit du gaz carbonique et la prise de mousse. Le remuage (manuel sur pupitre ou mécanique) concentre le dépôt dans le goulot. Le dépôt est congelé, expulsé par la pression puis remplacé par la liqueur d'expédition (vin et sucre). La liqueur est mélangée par un secouage vigoureux. Selon la quantité de sucre, le vin obtenu est brut, sec, dem-sec ou doux.

Fermentation en deux étapes

Méthode ancestrale. La fermentation alcoolique commencée en cuve est interrompue par filtration de la levure par temps froid. Le vin est mis en bouteille et la fermentation reprend, et se termine, en bouteille avec la remontée des températures.

Élaboration

Vinification + élevage + mise en bouteille.


Ces schémas de principe de vinification traditionnelle ont de nombreuses variantes.
Il faut savoir que les étapes sont souvent facultatives (entre crochets []) et que leur ordre peut être modifié.
Pour une compréhension maximale, je les décris, dans l'ordre chronologique, dans ce chapitre, toutefois l'accès direct aux termes est possible grâce à l'index Dico (coin supérieur droit).

Tri

Sélection des meilleurs raisins.

Éraflage

L'éraflage, ou égrappage, consiste à arracher délicatement le grain de la rafle à l'aide d'un érafloir. Élimine tout risque d’apporter au vin des goûts herbacés, végétaux, astringents, amers que l’amateur d’aujourd’hui n’accepte plus guère.
Gain en accessibilité, en fruité, en rondeur, en alcool et en couleur <---> tannins, complexité et fraîcheur. Conservation (???)

Macération Traditionnelle

Lors de la vinification classique d'un vin rouge, la pellicule, les pépins et parfois la rafle restent en contact avec le moût. La température contrôlée, voisine de 30 °C, favorise l'extraction des pigments, arômes et tannins pendant que se déroule, sous l'action de levures pelliculaires, la fermentation alcoolique.
Le remontage, s'il est pratiqué, accentue cette extraction.

Cette technique séculaire permet d'élaborer des vins exceptionnels qui expriment le cépage, le terroir et l'art du vigneron.
Malheureusement, elle est délicate et prend beaucoup de temps.

Depuis la seconde moitié du 20ème siècle et surtout le début du 21ème, de nouvelles techniques ont vu le jour.
Résultat, caractéristique de l'époque : moins long, moins coûteux, moins risqué mais plus banal, plus commun, plus indifférent.

L'amateur actuel doit être de plus en plus attentif pour ne pas ingurgiter de la soupe.

Macération carbonique ou semi-carbonique

La macération carbonique fut théorisée par Pasteur vers 1875 mais mise en oeuvre 75 ans plus tard. La macération semi-carbonique qui en est une évolution est forcément ultérieure.

Il s'agit d'une réaction enzimatique interne au grain en absence d'oxygène (anaérobie). Elle permet une extraction plus rapide des pigments et des précurseurs d'arômes

La stricte macération carbonique ne peut se faire qu'en très petit volume où le raisin ne s'écrase pas. Cette technique utilisée à grande échelle est en fait une macération semi-carbonique. Le processus commence à l'intérieur des grains et s'interrompt lors de leur écrasement.

Un ou deux jours avant le début des vendanges, le vigneron récolte l'équivalent de 10 % du volume d'une cuve. Il foule ce raisin pour favoriser un départ en fermentation rapide et un début de production de CO2. Ce pied de cuve va permettre de saturer la cuve en CO2 et d'isoler la vendange de l'action de l'oxygène.
L'écrasement progressif de la vendange sous son poids, et la fermentation alcoolique, va libérer progressivement du moût dans la cuve.
Le gaz carbonique produit par la première cuve servira à désoxygéner les autres.

Le décuvage se fait avant complète fermentation. De plus, la maîtrise de la fin de fermentation est plus facile en moût que sous marc.
Lors du décuvage, le jus de goutte (jus sorti naturellement du raisin) représente environ 60 % du volume de vin potentiel. Il est coloré, riche en alcool, peu acide et très parfumé. Le jus de presse (jus sorti du raisin sous l'action du pressoir) est plus clair, plus faible en alcool, moins aromatique, plus acide et âpre. La présence des rafles est responsable de cet état de fait. Concrètement, le viticulteur ne peut se passer de 40 % de la récolte. Un pressoir capable de montée en pression douce permet alors de récupérer les premiers jus de presse, proches du jus de tire.

Inversion thermique

Cette technique de macération courte (de 5 à 7 jours) consiste à chauffer de façon modérée la vendange en grappes entières, à 35°, juste avant le levurage (on ensemence avec des levures qui transforment le sucre en alcool). Il faut ensuite maintenir cette température pendant trois jours puis l’abaisser à 27°. C’est une technique récente (2008) bien adaptée au gamay. Elle montre qu’on peut extraire de façon significative couleur et tannins tout en obtenant de meilleures qualités gustatives d’un qu'avec la vinification beaujolaise traditionnelle.

Macération préfermentaire à chaud (MPC)

Cette méthode utilisée depuis le début des années 2000, consiste à chauffer la vendange à 70-75° pendant quelques heures puis à la refroidir par circulation dans une tour d’évaporation à pression atmosphérique. Elle permet une extraction éclair et intense d’arômes, de couleur et de fruit.

Thermovinification

La vendange est chauffée rapidement, elle est portée en quelques minutes entre 60 et 80 °C, température à laquelle elle sera maintenue pendant 30 à 40 minutes avant d'être refroidie puis pressée, et vinifiée en phase liquide.

Détente-éclair (flash-détente)

La vendange foulée et égrappée est réchauffée en tombant dans une trémie avec un cylindre percé de trous. Par ceux-ci, de la vapeur arrive au cœur de la vendange et va très rapidement la réchauffer entre 85 et 90 °C. Puis la vendange tombe dans un système de pompe volumétrique, et est envoyée dans une cuve renforcée.
Dans cette cuve un vide partiel est appliqué. Sous vide, on a une fragilisation des parois pectocellulosiques, qui composent les cellules de la baie du raisin. Les composés peuvent alors facilement être extraits des cellules.
Cela a également pour effet de diminuer la température de la vendange, ce qui est recherché dans le processus (selon la loi des gaz parfaits). Cette vendange, dite flashée, est envoyée dans un pressoir : l'extraction des composés pelliculaires est alors très importante (composants responsables de la couleur majoritairement). La vendange peut également être envoyée dans une cuve de macération.
Ce procédé de flash détente créé un phénomène de séparation des pépins, on ne peut garder alors que les pellicules et la pulpe, ce qui évite d'extraire les tanins durs des pépins.
La Flash détente est suivie d’une macération (12 heures à 8 jours), la couleur est alors noire, très concentrée. On peut assembler les vins issus de flash détente avec des vins issus de macération traditionnelle. Ce processus est un traitement thermique mais pas une thermovinification.

Dégustation

J'ai lu beaucoup et je me suis vraiment appliqué.
Je suis à présent convaincu qu'il est impossible de transmettre, précisément, à autrui, le goût d'un vin. À tel point que je ne parviens pas à me le décrire, à moi-même, afin de m'en souvenir.
J'abandonne donc les expressions littéraires traditionnelles, qui me sont incompréhensibles, au profit de techniques plus adaptées à mon esprit de scientifique et d'informaticien.
J'adopte une notation de 0 à 4. O représente l'absence. 1 représente le doute (je ne suis pas sûr de l'absence). 2 et 3 sont les niveaux les plus importants (faible ou fort). Enfin 4 est égal à la référence du domaine (par exemple, acidité 4 = vinaigre).

Inspection

La première chose à faire est de récolter les informations des étiquettes, ou de la carte des vins, et du vendeur.
Appellation, élaborateur, année, alcoométrie, cépages, vinification, caractéristiques.

Imagination

L'inspection permet d'imaginer ce qu'on va boire et d'orienter les recherches.

Visualisation

La dégustation commence toujours avec un fond de verre qu'il faut regarder (limpidité, éclat) afin de détecter un éventuel défaut.
Il faut ensuite déteminer la couleur et la translucidité (t, 0 à 4, "concentration" des pigments). Couleur et translucidité sont deux indicateurs de cépage, âge et état.

Le violet et le marron sont dus à un pigment, bleu au début, qui se combine aux tannins et devient jaune.

La translucidité dépend des éléments suivants :
- extraction;
- pluviosité;
- rendement;
- âge de la vigne;
- maturité/pourriture du raisin;
- durée de macération/cuvaison;
- température de fermentation.

Un rouge faible n'est pas un indice favorable pour un vin rouge.


Olfaction


Ces deux images sont complémentaires. C'est l'expérience qui permettra de les fusionner.

L'olfaction se déroule en deux temps. Le premier nez avant de faire tourner le vin dans le verre. Le second nez après cette opération.
Je hume le vin surtout pour détecter un éventuel défaut ou une odeur remarquable par sa force ou que je reconnais.

En théorie, les arômes sont les odeurs senties par perception directe ou rétronasale.
L'ensemble des arômes constitue le bouquet = arômes primaires (< cépages) + arômes secondaire (levure, vinification (macération carbonique, grappes entières, ...) + temps (élevage, oxydation, réduction).


Gustation

La gustation se déroule, très logiquement, en 3 temps.
- Attaque (de 0 à 4 ).
- Milieu de bouche (sucre, acidité, amertume,astringence, corps (volume), arômes (première bouche, seconde bouche)).
- Finale (chaleur, longueur (caudalies), arrière-goût).

La formule at s'ac'am'ar co'ast' cha'arg'lo (Attention, sac à merde ! Quoi, Charlot ?) permet de ne rater aucun détail.


Élevage

Affinage (couleur, souplesse, bouquet), clarification (soutirage, centrifugation, filtration, collage), stabilisation.
En cuve ou en barrique (arômes -vanille-, tannins, délicat -proportion de barriques neuves, durée-).
La petite capacité des barriques (environ 220 l) assure une meilleure pénétration de l'oxygène.
En cuve, l'oxygène peut être introduit par micro-bullage.

Élevage oxydatif

Au contact de l'air.
Vins jaune (Jura), vins doux (Roussillon).
Arômes particuliers ou d'une grande variété.

Élevage sur lie

Muscadet et autres.
Gras, onctueux, arômes.
Bâtonnage, remise de la lie en suspension.

Foulage

Le foulage consiste à faire éclater les baies de raisin pour en extraire le moût sans écraser les pépins.

Grappe

Rafle = grappe - grains


Re D° alcool.
Rt Âpreté, goût végétal (goût de rafle).
BPea Pigments anti-oxydants. BPét Astringence. Il faut veiller à ne pas briser les pépins qui contiennent beaucoup de tannins.

Macération

Vins rouges

Apport de pigments, provenant de la peau, des pépins et de la rafle des raisins noirs, destiné à obtenir du vin rouge. Le vinificateur joue sur la présence de rafle, la temperature, la durée et le remontage. Celui-ci consiste à faire passer du liquide de bas de cuve au travers du chapeau (le marc, la couche solide en suspension au haut de la cuve).

Vins blancs

Macération pelliculaire. Courte macération avant pressurage. Diminue l'acidité, arômes de pamplemousse et de fruit de la passion.

Moût

Partie du raisin écrasé soumise à fermentation lors de la vinification. Les grappes entières sont écrasées (foulage) avant l'enlèvement éventuel des rafles (éraflage), peaux et pépins.

Vin

Liquide légèrement alcoolisé, agréable d'odeur et de goût, obtenu principalement par la fermentation du moût de raisin.

Vinification

De l'éraflage à la fermentation.







Vinification des vins doux

Surmaturation, pourriture noble, interruption de fermentation pour garder du sucre.

Mutage
Technique inventée par un Catalan de l'université de Montpellier en 1299 et développée ensuite par les templiers.
Arrêt de la fermentation alcoolique pour conserver du sucre. Réalisé à l'aide d'alcool de vin à 96 % (10 % maximum du volume de moût).
Le moment du mutage conditionne le type de vin (sec, demi-sec, demi-doux, doux).
Il existe des vins doux naturels (VDN) rouges.

Macération

Plus rapide pour la peau que pour les pépins.
Il y a trois paramètres pour la coloration : t°, durée et remontage.

Tour de France des vins rouges 2018

Préambule

Le but de ce voyage d'étude, et d'agrément, était de parcourir certains des vignobles les plus réputés de France, de déguster les vins qui y sont élaborés et de parvenir, d'une part, à deviner quel sera le goût d'un vin avant de le boire et, d'autre part, de reconnaître un vin après l'avoir goûté.

Après avoir décrit les étapes de l'aventure, je livre ma conclusion à propos de ces objectifs.

Les avis et les notes de dégustations que je livre au fil des prochains paragraphes doivent être pris pour ce qu'ils sont. Rien d'autre que l'opinion d'un amateur, plus ou moins, éclairé. Et comme disait lautre, les goûts et les couleurs ...


4 juin : de Ransart à Aÿ (Coteaux Champenois)

220 km parcourus en 3 h 32 (62,26 km/h). Orageux, 29 °C, vent faible.
Objectif de l'étape : traverser la Côte des Noirs (entre Ambonnay et Tours-sur-Marne) et les Grands Crus de Bouzy et de Aÿ.
*** Le vignoble (figuré en vert vif dans ma vision d'artiste) apparaît avant Verzy, dès le passage sous l'autoroute A4. Un océan de vignes à l'assaut de la Montagne de Reims. A part le fin-fond de la vallée, et les jolis villages, la vigne est partout.



Coteaux Champenois Bouzy Rouge Grand Cru de Paul Clouet, 2013
100 % pinot noir de Bouzy (Grand Cru). Trié, éraflé. Vin issu du seul jus de goutte. Élevé en cuve inox. Assemblage de 2012 et 2013.
V - Cerise, t3.
O - Ras.
G - At2, S2, Ac2, Am2, Ast1

Coteaux Champenois Aÿ Rouge Grand Cru de H. Goutorbe, 2012
100 % pinot noir de Aÿ (Grand Cru).
V - Cerise, t3.
O - Ras.
G - At2, S2, Ac2, Am3, Ast1




Hôtel Castel Jeanson à Aÿ
Restaurant Rôtisserie Henri IV
Excellent coquelet à la broche avec des légumes de ratatouille.




5 juin : de Aÿ à Chablis (Irancy)

253 km parcourus en 6 h 24 dont 1 h 20 d'arrêts (49,93 km/h sans arrêts). Ensoleillé, 1 averse, 29 °C, vent faible.
Objectif de l'étape : traverser les vignobles d'Irancy en Bourgogne auxerroise (Irancy, Vincelottes, Cravant).



Les vignes en amphithéâtre autour d'Irancy.

À partir de Vinay, la route quitte le vignoble champenois en s'élevant, au travers d'une forêt, vers un plateau agricole. Elle rejoint le vignoble bourguignon à Épineuil, juste avant Tonnerre. Tonnerre, qui pourrait être une superbe cité médiévale, m'a paru plutôt pauvre, délabrée et triste.

Le vignoble, de cette partie de la Bourgogne, est beaucoup moins impressionnant que celui de Champagne. Au lieu d'un océan de vignes, j'imagine plutôt de très grandes îles de vignes dans un océan de cultures classiques et de forêts.

À Irancy, j'ai fait la connaissance d'un vigneron très accueillant, Monsieur Jean-Pierre Colinot, qui m'a fait déguster ses crus en me parlant de l'architecte Soufflot, né à Irancy, dont il est le descendant (Domaine Colinot à Irancy).

Irancy Cuvée Soufflot rouge du Domaine Colinot, 2012
Pinot noir et césar (maximum 10 %). Le césar charpente et apporte de la couleur.
V - Pourpre, t2.

Épineuil rouge de Olivier Wartel, 2016, 12,5 %
100 % pinot noir.
V - Pourpre, t2.
Outre le goût caractéristique d'un jeune pinot noir, la couleur et la transtarence sont anormales. Maturité du raisin, macération, fermentation, pressurage maîtrisés expliquent, sans doute, cela.




Hôtel et restaurant Hostellerie des Clos à Chablis
Le restaurant astronomique m'a déçu par la quantité microscopique sur l'assiette. 80 g de filet d'agneau, une cuillère à soupe étalée de purée, 1 mini-carotte, 1 radis cuit, 1 petit fond d'artichaut, 1 mini-haricot plat. À la carte pour 40 €. Les nombreux touristes allemands et asiatiques ne semblaient pas en être perturbés.




6 juin : de Chablis à Blacé (Crus du Beaujolais)

340 km parcourus en 6 h 50 dont 0 h 50 d'arrêts (56,67 km/h sans arrêts). Ensoleillé, 1 averse, 26 °C, vent faible.
Objectif de l'étape : traverser les vignobles des crus du Beaujolais (de Saint-Amour à Brouilly).



*** Les Crus du Beaujolais dégagent la même impression que la Champagne. La vigne est partout où c'est possible. À part quelques bois, il n'y a rien d'autre, même au sommet des collines.

Je suis passé par La Terrasse. Située au sommet d'un col, elle permettrait d'apercevoir, en suivant un sentier de découverte de 2 km, les différents Crus. Le tout agrémenté de panneaux explicatifs. Malheureusement, des travaux, et le risque de pluie, m'ont découragé d'entreprendre la balade.

Moulin-à-vent rouge du Domaine de la Côte de Berne, 2015, 13 %
Gamay. Sol granitique, veines de manganèse.
V - Rubis, t3.
G - At3 S2 AC2 Am0 Ar Co Ast2 Ch Arg Lo

Chiroubles rouge Cuvée Vieilles Vignes Les Rochaux de Steeve Chavet, 2014, 13 %
Gamay.
V - Pourpre, t2.
G - At3 S2 AC2 Am0 Ar Co Ast2 Ch Arg Lo




Hôtel et restaurant Le Savigny à Blacé
Le restaurant propose un menu unique, réservé aux clients de l'hôtel. Une vraie équipe de cuisine prépare un vrai et délicieux repas. C'est très surprenant.




7 juin : de Blacé à Mirmande (Côtes du Rhône septentrionales)

230 km parcourus en 7 h 00 dont 0 h 30 d'arrêts et 1 h 30 d'embouteillages (46,00 km/h sans arrêts). Ensoleillé, 1 averse, 25 °C, vent faible.
Objectif de l'étape : traverser les vignobles des Côtes du Rhône septentrionales (de Côte-Rôtie à Cornas).




*** Le vignoble revient à Ampuis par une impressionnante escalade de la vigne à travers la montagne (pentes à 60 %). Je pense, qu'à certains endroits, le travail du vigneron ressemble plutôt à de l'alpinisme.
Bien que la pente diminue petit à petit, les Côtes du Rhône septentrionales méritent leur nom.

La N7, chantée par Charles Trénet, n'est plus qu'un rêve inaccessible.
À 17h, en semaine, hors vacances, il faut une demi-heure pour parcourir les 2 kilomètres séparant les 5 feux rouges de Loriol-sur-Drôme et ce n'est qu'un début.

Sorti de la N7, Mirmande est un merveilleux village médiéval niché sur une colline. L'hôtel La Capitelle en est un des fleurons.

Saint Joseph Esprit de Granit rouge Sélection parcellaire de la cave de Tain, 2015, 13,5 %
Syrah. La sélection parcellaire implique plus de soin en vinification et élevage. Tannins soyeux. Arômes de fruits noirs et d'épices.

Vin de la Drôme La Côte Chaude rouge du Domaine Besson, 2015, 14 %
Syrah de Mirmande. La Côte Chaude est un des versants de la colline.
V - Pourpre, t2.





Hôtel et restaurant La Capitelle à Mirmande
Excellent hôtel dans un superbe village avec une cuisine délicieuse qui embaume tout l'immeuble.




8 juin : de Mirmande à Sète (Côtes du Rhône méridionales et Languedoc)

CdR sud et étangs languedociens

Gigondas, Vacqueyras et Châteauneuf

Entre canal, étang et mer




269 km parcourus en 6 h 30 dont 1 h 15 d'embouteillages (51,23 km/h sans arrêts). Ensoleillé, 0 averse, 25 °C, vent faible.
Objectif de l'étape : traverser les vignobles des Côtes du Rhône méridionales (Gigondas, Vacqueyras, Châteauneuf-du-Pape), ceux du Languedoc (Costières de Nismes, Languedoc). Passer entre les étangs, où passe le canal du Rhône à Sète, et la mer.


Le vignoble de Vacqueyras au pied des Dentelles de Montmirail

Les Côtes du Rhône Méridionales sont, en plaine, un mélange de bosquets et de vignes. Gigondas en est l'exception puisqu'une partie de son vignoble se trouve au bas des Dentelles de Montmirail.

Les anciennes nationales et les villes sont très encombrées et sans charme. 200 ronds-points entourent Nismes et affolent le GPS ("À 200 m, traversez le rond-point, 2ème sortie. Traversez le rond-point, 2ème sortie. Prenez la sortie. À 200 m...). Lunel n'est qu'un embouteillage. Etc...

La route que j'ai suivie passe au sud des vignobles du Languedoc. La prochaine fois, je passerai plus au nord.

La route entre étangs et mer est moins spectaculaire que je l'imaginais. Le canal n'est visible qu'à un seul endroit. La mer est invisible, masquée par les immeubles de bord de plage.

Languedoc-Pézenas La Chappelle de Bébian rouge de Lebrun-Lecouty, 2014, 13,5 %
60 % syrah, 30 % grenache, 10 % cinsault.
V - Pourpre, t2
G - At S3 Ac2 Am1 Ar Co2 Ast2 Ch2 Arg Lo




Hôtel et restaurant Le Grand Hôtel à Sète
Excellent hôtel et restaurant, au bord du merveilleux canal, à deux pas du piétonnier et des commerces salvateurs (merci Célio).




9 juin : de Sète à Canet-en-Roussillon (Corbières et Fitou)

Corbières et Fitou

168 km parcourus en 2 h 46 (60,72 km/h). Ciel voilé, 0 averse, 25 °C, vent faible.
Objectif de l'étape : traverser les vignobles du Languedoc (Corbières, Fitou). Passer, de nouveau, entre les étangs et la mer.

La route traverse quelques rares vignobles, trop dispersés pour être impressionnants. Je pense que les vignobles sont plus au nord.

Passage très sympa. au bord d'un étang ou de la mer. Dans l'ensemble je suis un peu déçu car on ne voit presque jamais mer et étang.

Côtes Catalanes Mataro Boy rouge de Mas Baux, 2017, 15 %
Mourvèdre, bio. Serge Baux est un ancien joueur de rugby.
V - Grenat, t1
O - Douceur et sucre.
G - At S3 Ac0 Am2 Ar fruits noirs (prunes, mûres) Co2 Ast2 Ch3 Arg Lo




Hôtel et restaurant Host et Vinum à Canet
Excellent hôtel et restaurant, à deux pas de la plage et des commerces du front de mer.




10 juin : repos à Canet-en-Roussillon (Côtes du Roussillon et Collioure)

Collioure, Les Albères et les Côtes du Roussillon

Collioure : village, mer Méditerranée et vignoble

                      
170 km parcourus en 4 h 39 dont 0 h 30 pour déjeuner (40,96 km/h). Ciel voilé, 0 averse, 25 °C, vent faible.
Objectif de l'étape : traverser les vignobles du Roussillon près des Albères et Collioure. Découvrir quelques cols pyrénéens.

Mauvaise idée d'essayer d'atteindre Collioure par un beau dimanche ensoleillé. La descente vers le port n'est qu'un bouchon de plusieurs kilomètres. Je m'en suis sorti grâce à un demi-tour salvateur. Quant au vignoble, il constitue un amphithéâtre autour de la ville.

Plus tard, je rencontre quelques vignobles du Roussillon, dans le genre des Côtes du Rhône méridionales (plaîne). Rien d'extraordinaire.

Les cols pyrénéens choisis sont impressionnants. Pentes, virages, routes plus qu'étroites. Je déjeune dans une clairière de décollage de parapentes, devant moi, la vue extraordinaire que j'espérais.

Côtes du Roussillon Les Sorcières rouge de Le Clos des Fées, 2017, 13,5 %
35 % carignan, 35 % grenache, 30 % syrah.Mourvèdre, bio. Serge Baux est un ancien joueur de rugby.
V - Grenat, t3
O - Pain frais.
G - At S2 Ac2 Am0 Ar bonbon acidulé Co1 Ast2 Ch2 Arg Lo
NB : fruit rouge + acidité légère = bonbon acidulé.

Collioure Terrimbo rouge de Domaine Terrimbo, 2013, 14 %
60 % syrah, 40 % grenache, bio. 1,5 ha. Copropriété du créateur de l'hôtel Host et Vinum. Terrasse de schiste.
V - Grenat, t2
O - Fruit.



11 juin : de Canet-en-Roussillon à Gaillac (Gaillac)

251 km parcourus en 5 h 34 dont 0 h 30 pour déjeuner (49,54 km/h sans arrêt). Orageux, 0 averse, 25 °C, vent faible.
Objectif de l'étape : Côtes du Roussillon Villages, Languedoc, Gaillac.

À Saint-Paul-de-Fenouillet, j'ai renoncé aux gorges de Galamus ( très très étroites, même en golfette ) et choisi la D117, pépère mais agréable.

Estagel, Tautavel, Côtes d'Agly, Maury. Les vignobles sont sur les ondulations du fond de la vallée en U.













AOC Malepère à Lauraguel. La cave du Razès est une véritable usine avec d'impressionnantes cuves à l'extérieur, en bordure de route.

Gaillac Les Galets rouge de Domaine Calmet, 2015, 13 %
Braucol, Syrah. Réglisse, fruits, épices.

Gaillac Château Clément Termes de Château Clément Termes, 2014, 13 %
30% braucol, 30% syrah, 20% duras, 20% merlot. Belle robe rubis. Nez complexe de cassis, framboise et réglisse. En bouche, le vin présente une belle matière alliant fraicheur et rondeur.
V - Grenat, t2
O - Pain d'épice.
G - At S1 Ac2 Am2 Ar Co Ast3 Ch Arg Lo
Cette combinaison (S1 Ac2 Am2 Ar Ast3) me fait penser à l'idée de la minéralité.




Hôtel et restaurant La Verrerie à Gaillac
Un endroit charmant, hors du temps, à deux pas de tout ce que j'avais envie de voir.




12 juin : de Gaillac à Berjerac (Sud-Ouest, Cahors, Bergerac)

211 km parcourus en 4 h 30 dont 0 h 30 pour déjeuner (52,75 km/h sans arrêt). Ensoleillé, 0 averse, 15 °C, vent faible.
Objectif de l'étape : Sud-Ouest, Cahors, Bergerac.

Pas beaucoup de vignobles mais, par tous ces petits chemins, une collection de châteaux, villages et chapelles, romanes ou gothiques.













Bergerac Clos du Pech Bessou rouge de Gaëc Thomassin, 2015, 13 %
V - Pourpre, t2
G - At1 S3 Ac2 Am2 Ar prune noire bien mûre Co2 Ast2 Ch2 Arg Lo2
Équilibre presque parfait au niveau 2. Tellement parfait que le vin en devient presque quelconque. C'est lui qui me déçoit le plus jusqu'à présent. Il n'a pas tenu ses promesses.




Hôtel de France à Bergerac
Excellent hôtel, tout près de tout.

Restaurant L'Imparfait à Bergerac
Huîtres n° 2 d'Arcachon, filet de saint-pierre au beurre blanc, glace au camembert, saint-nectaire avec de la confiture de cerises, fromage aux noix. Mon meilleur repas depuis le début du tour.




13 juin : de Bergerac à Cognac (Charentes)

154 km parcourus en 4 h 35 dont 0 h 35 pour déjeuner (38,50 km/h sans arrêt). Éclaircies, 0 averse, 22 °C, vent faible.
Objectif de l'étape : Charentes.

Le vignoble, plateau, commence à partir de Montmoreau, 20 %, et est de plus en plus dense à l'approche de Cognac, 80 à 90 %.

Cognac est une belle ville avec de vieilles maisons en pierre de France. Avec un coup de compresseur ce serait magnifique.

Je n'ai pas dégusté de vin des Charentes qui m'intéresse. Cognac produit essentiellement du vin destiné à la distillation, appelé vin de chaudière qui représente 80 à 90 % des ventes. D'audacieux vignerons essaient, de plus en plus, d'imposer du vin de table de qualité, sans y être encore, à ma connaissance, parvenus.


Hôtel Héritage à Cognac
Hôtel étonnant par sa décoration rouge et verte, par ses fresques représentant des peintures de personnages haut en couleurs et des meubles en trompe-l'oeil, par sa ruelle intérieure tirée d'un roman de Dumas, par son bar à cognac. Il est près de tout et dans une rue piétonniaire.

Restaurant Le Bistro de Claude à Cognac
Ce n'est pas chez Claude que j'ai fait mon meilleur repas, ni le pire. J'espérais mieux. Par contre, il y règne de l'animation. Claude et ses garçons gesticules et s'agitent beaucoup. Dans la joie et la bonne humeur.




14 juin : de Cognac à Chinon (Touraine)

229 km parcourus en 4 h 35 dont 0 h 00 pour déjeuner (49,96 km/h sans arrêt). Très nuageux, 0 averse, 19 °C, vent faible.
Objectif de l'étape : Bourgueil, Saint Nicolas, Chinon.

En arrivant par le sud, aucun vignoble n'est visible.




















Chinon est une très belle ville sur le coteau de la Vienne.




Hôtel Agnès Sorel à Chinon
Le Patio (chambre 8) de l'hôtel Agnès Sorel est un havre de paix.

Restaurant Le Chapeau Rouge à Chinon
Mulet au beurre rouge (oignons) et caviar de cèpes. Poisson + oignons + champignons = miam miam.

Chinon Clos Braie rouge de Domaine des Béguineries, 2014, 13 %
Vignes à flan de coteau sur un terroir exceptionnel pour cette nouvelle cuvée (premier millésime en 2014) élevée 12 mois en futs de chêne neufs à 75%.
Le Clos Braie est un Chinon rouge à la robe soutenue, aux tannins soyeux et boisés.





15 juin : de Chinon à Ransart

627 km parcourus en 6 h 10 dont 0 h 15 d'arrêt, café et pression des pneus (105,97 km/h sans arrêt). Ensoleillé, 0 averse, 20 °C, vent faible.

J'ai évité le périphérique de Paris, et ses bouchons garantis. Plus long mais plus régulier, le passage par les A104 et N104 permettent d'assurer la durée.




Les leçons de l'expérience

Objectif

Découvrir la France au travers de ses vignobles et déguster les vins élaborés des vignes que je viens de visiter.
Mettre au point ma méthode de dégustation.
Reconnaître l'origine et les cépages d'un vin.

Méthode

Chaque feu, par sujet et par jour, doit être vert pour le départ

Pas d'improvisation ! Une préparation minutieuse est indispensable. L'itinéraire doit être choisi et les réservations d'hôtels et de restaurants confirmées. En effet, même hors saison, certaines destinations touristiques peuvent être prises d'assaut et les endroits choisis devenir inaccessibles.


Préparation

Il serait impossible de réaliser cette aventure sans guidance programmable par satellite. Un soin méticuleux doit être apporté à la préparation des itinéraires.
Il faut soigner particulièrement la précision des étapes et leur nombre.
Lors de la préparation de l'itinéraire sur ordinateur, le logiciel place automatiquement l'étape sur la route la plus proche du curseur. Si je n'y prends garde, cette route, en centre ville, peut ne pas être la bonne. Sur autoroute, il arrive que l'étape soit à contre-sens. Dans ces deux cas, il y a des détours et des pertes de temps, parfois invisibles à l'écran.
Le calcul d'itinéraire par l'ordinateur n'est pas identique au calcul par le GPS. Pour être sûr de passer aux endroits prévus, il faut placer un nombre suffisant d'étapes.

Il faut proscrire les étapes de découverte de plus de 5 h 30. Le trajet trop fatiguant de Chablis à Blacé doit servir de repère (340 km en 6 h 50). La moyenne est très basse en balade. Prévoir 50 km/h et 275 km maximum.

Inutile de prévoir de restaurant le midi. Pas envie, pas le temps. Le buffet du petit-déjeuner permet de préparer ce qu'il faut.

Pas de circuit supplémentaire après l'arrivée à l'hôtel. Plus envie de rouler encore.

De nombreux sites proposent des itinéraires (routes des vins). Ils sont amplement suffisants.

Pas de guide ou de documentation. Une fois sur place, j'ai juste envie de profiter de l'endroit et du moment. Surtout plus d'entamer des recherches.

Pas de vêtements inutiles. L'activité étant limitée à la conduite, un maillot, ou chemise, peut servir trois jours et une culotte courte six. Pour le dîner, deux pantalons et deux chemises suffisent. Pas de maillot de bain.

Outils

Le professeur Google répond à toutes les questions.
Le GPS Tomtom GO720 lit les itinéraires fournis (fichiers .itn).
Le logiciel ITN Converter, merveille dans son domaine, permet de préparer ses itinéraires.

Précautions

Rouler en plein soleil pendant des heures nécessite une protection maximale contre les UV (50+) et, certains jours, un foulard pour protéger le cou, voire des manches longues. Ne pas oublier de se munir d'un chapeau.
Une glacière permet de conserver aliments et boissons au frais.
L'atlas routier a prouvé son utilité, notamment lorsque j'ai décidé d'éviter les gorges de Galamus. Il ne faut surtout pas l'oublier à la maison !

Apprentissage

La mise à jour du statut d'une étape prend parfois quelques secondes. Il arrive donc que le GPS demande de rebrousser chemin vers l'étape. Il ne faut pas tenir compte de ce conseil et continuer sur la route affichée à l'écran. Tout rentre dans l'ordre dès que le statut est actualisé.

Les cartes routières ne permettent pas d'imaginer précisément l'étroitesse de certaines routes départementales. Il faut donc s'attendre à des suprises et à des situations inquiétantes.

Dégustation

Je ne peux pas dire que ma technique et mes connaissances n'ont pas progressé. Mais, j'ai surtout pris conscience de l'immensité qui me reste à parcourir.
L'appellation et l'année donnent une idée. Souvent, la réalité est tout autre.
Le nombre élevé de paramètres complexifie extrêmement les recherches.

Conclusion

Préparer son voyage est un plaisir.
Parcourir les vignobles est un plaisir.
Déguster et noter sont deux plaisirs.
La recette a fait ses preuves. Je la conserve, en évitant d'être distrait. Je pense par exemple au patrimoine architectural qui est, dans ce cas, complètement hors sujet.

Pour la dégustation, je vais me concentrer sur mes capacités et mes goûts. J'abandonne l'idée d'égaler les experts. Je simplifie la fiche de dégustation et y introduit la notion de plaisir. Je vais, peut-être, aussi comparer des vins jeunes, si possible de la même année, pour limiter les facteurs d'influence à la région et aux cépages.

Je vais profiter de ma présence, sur place, pour poser des questions, en direct, au vigneron. Je vais préparer le questionnaire pour mon prochain voyage. L'idée maîtresse sera "le vin, c'est comme la cuisine. Il y a tellement d'ingrédients que tout dépend du chef, le vigneron."

Tour des vins rouges de Loire 2018

Préambule

Le but de ce voyage d'étude, et d'agrément, est de parcourir certains des vignobles les plus réputés de Loire, de déguster les vins qui y sont élaborés et d'améliorer mes connaissances des vins rouges de France.

2.500 km pour parcourir, minimum, 15 AOC.

Les étapes :
Gien (Coteaux du Giennois),
Riom (Côtes d'Auvergne),
Renaison (Côte Roannaise),
Reuilly (Reuilly),
Orléans (Orléans),
Angers (Anjou),
La Chartre-sur-le-Loir (Coteaux du Loir).


4 septembre : de Ransart à Gien (Coteaux du Giennois)

450 km parcourus en 5 h 00 (95,00 km/h hors arrêts). Temps s'améliorant. Départ sous la pluie, ensuite éclaircies et enfin soleil, 25 °C, à partir de Fontainebleau.
Objectif de l'étape : faible espoir d'apercevoir quelques vignobles en arrivant à Gien.
Espoir déçu. Pas un cep visible.



Coteaux du Giennois Rivotte de Poupat et Fils, 2016
Pinot noir (50 à 80 %) et Gamay. 13,5 %.
V - pourpre, t2.
O - Ras.
G - At3, S1, Ac2, Am1, Ast2, Lo3, Co3









Hôtel du Rivage à Gien
Restaurant Regency à Gien
Brandade de sandre, filet de truite. En terrasse, au bord de la Loire, à 20 mètres du vieux pont de pierre.




5 septembre : de Gien à Riom (Coteaux du Giennois, Saint-Pourçain, Côtes d'Auvergne)

271 km parcourus en 5 h 00 (63,00 km/h hors arrêts). Soleil, 28 °C.
Objectif de l'étape : parcourir les vignobles des Coteaux du Giennois, de Saint-Pourçain et du début des Côtes d'Auvergne.

Avec 0,4 % de la superficie des communes de l'aoc consacrés à la viticulture, les Coteaux du Giennois sont très décevants . Je n'ai aperçu que 2 parcelles couvrant 3 ou 4 ha.

Saint-Pourçain est couvert à 3 %. C'est mieux. J'ai pu déjeuner dans un vignoble entre Chemilly et Besson.


Superbe vue depuis l'hôtel aux Hauts de Madargue à Riom. Aucune vigne à l'horizon.

Le début des Côtes d'Auvergne est lui aussi très décevant. Même le panorama, pourtant exceptionnel, depuis l'hôtel ne permet pas d'observer de vastes étendues de vignobles. Rien d'étonnant quand je calcule que seul 0,7 % de la superficie des communes de l'aoc sont consacrés à la viticulture.

Saint-Pourçain Lou Mountogno de Union des Vignerons de Saint-Pourçain, 2014
Gamay et pinot noir. 12,5 %. Elevé deux ans en montagne.
V - pourpre, t3.
O - Ras.
G - At2, S2, Ac2, Am1, Ast1, Lo2, Co2

Côtes d'Auvergne Madargue de Benoît Montel, 2017
Gamay et pinot noir. 14,0 %. Sol siliceux.
V - pourpre, t2.
O - Ras.
G - At2, S1, Ac2, Am1, Ast1, Lo2, Co3


La chambre, avec terrasse, promise lors de la réservation

La réalité. La fenêtre invisible donne sur le jardin



Chambres d'hôtes Les Hauts de Madargue à Riom
Auberge de la Croix de Fer à Riom
Salade aux deux jambons, bar grillé. En terrasse, en regardant tomber la nuit sur les puys d'Auvergne.

6 septembre : de Riom à Renaison (Côtes d'Auvergne, Côtes du Forez, Côte Roannaise)

240 km parcourus en 6 h 00 (57,00 km/h hors arrêts). Pluie, brume, 20 °C, soleil à la fin.
Objectif de l'étape : parcourir les vignobles des Côtes d'Auvergne, Côtes du Forez et le début de la Côte Roannaise.

La région viticole des Côtes d'Auvergne est décevante. J'en garde le souvenir d'une banlieue de Clermont-Ferrand.

Le passage des vieilles montagnes est agréable (cols, forêts de pins, paysages).

Il y a globalement très peu de vignobles. Les rares que j'ai vus étaient comme des îlots autour de villages (Marcilly-le-Châtel -Forez-, Renaison -Roanne-).
Pour poursuivre mon idée de lier le spectacle à la couverture, celle des Côtes du Forez égale 0,6 % et celle de la Côte Roannaise égale 1 %.


Agréable vue depuis l'hôtel. La place, la Côte Roannaise et, en haut, vert clair, des vignes.

Côtes du Forez Prestige de Union des Vignerons du Forez, 2016
Gamay. 12,0 %. Sol granitique. Probable macération semi-carbonique accentuant sa destinée de vin de plaisir.
V - rubis, t2.
O - Ras.
G - At2, S2, Ac2, Am1, Ast1, Lo1, Co2


Hôtel-restaurant Le Central à Renaison
Assiette de charcuterie, tournedos sauce au roquefort. En terrasse, en regardant tomber la nuit sur la Côte Roannaise.

7 septembre : de Renaison à Reuilly (Côte Roannaise, Châteaumeillant, Reuilly)

254 km parcourus en 4 h 16. 19 à 25 °C, 80 % soleil.
Objectif de l'étape : parcourir les vignobles de la Côte Roannaise, Chateaumeillant et Reuilly.


Bituriges Vins

Domaine Nairaud-Suberville

AOC Châteaumeillant


J'ai passé un moment agréable en compagnie de la vigneronne du domaine. Elle m'a expliqué qu'elle est Parisienne et son mari ancien directeur de l'INAO.
En 2012, ils ont acheté 30 ha de vignes qu'ils cultivent en bio.. Ils travaillent à Paris et viennent par passion à Châteaumeillant.
Elle m'a dit que la vendange venait de commencer par le pinot noir, que le raisin était très beau et que 2018 pourrait être une grande année.

Reuilly semble pauvre, un peu délabrée et triste.

Très peu de vignobles visibles en Châteaumeillant. La vigneronne m'a expliqué que les vignes sont dans des bocages. C'était un peu mieux en Reuilly.
En châteaumeillant, la vigne couvre 1 % de la superficie et en Reuilly 11 %. Ceci explique cela.


Une façade et une entrée austères qui réservent de très agréables surprises.

Châteaumeillant Les Valettes de Nairaud-Suberville, 2015
Gamay. 13,0 %. Minéralité typique du terroir.
V - pourpre, t2.
O - Ras.
G - At3, S2, Ac2, Am2, Ast2, Lo3, Co4


Missi boukou les Sato

Hôtel-restaurant Les 3 Cépages à Reuilly
Figue fourrée au fromage, bisque de homard froide, navarrin d'agneau, assiette de fromages. Le tout rehaussé par un Reuilly, pinot noir, de Valéry Renaudat.

L'hôtel est tenu depuis 2014 par un couple de Japonais, la trentaine souriante et compétente. Ils sont arrivés là sur les conseils d'un ami, japonais et souffleur de verre, déjà installé à Reuilly.
Le couple de cuisiniers est aussi japonais.
Le meilleur de l'hôtellerie, et de la gastronomie, française serait il japonais ?

8 septembre : de Reuilly à Orléans (Menetou-Salon, Sancerre)

215 km parcourus en 4 h 11. 24 °C, soleil.
Objectif de l'étape : parcourir les vignobles en Menetou-Salon et en Sancerre.


Sancerre et son vignoble

Dans les régions de Menetou-Salon, 5 % de la superficie, et, surtout, de Sancerre, 15 % de la superficie, je retrouve, enfin, les paysages recherchés.

Menetou-Salon de Domaine Jean Teiller, 2017
Pinot noir. 13,0 %.
V - pourpre, t2.
O - Ras.
G - At2, S1, Ac2, Am1, Ast1, Lo2, Co2

Orléans L'excellence de Clos St-Fiacre, 2016
Pinot meunier (70 à 90 %) + pinot noir + pinot gris. 13,0 %.
V - pourpre, t2.
O - Levure.
G - At2, S1, Ac2, Am1, Ast1, Lo3, Co2


Le Mercure d'Orléans Centre en bordure de Loire

Les faubourgs d'Orléans sont horribles (zac et centres commerciaux).


La Parenthèse, place du Châtelet

Le centre historique, et semi-piétonnier, est attrayant et très fréquenté le samedi soir. Je dirais que ça ressemble au quartier où il faut être.

Restaurant La Parenthèse à Orléans
À droite sur la photo.
Rouget en tapenade et filet de plie grenobloise (câpres).


9 septembre : de Orléans à Angers (Orléanais, Touraine, Saumur, Anjou)

256 km parcourus en 5 h 30. 29 °C, soleil.
Objectif de l'étape : parcourir les vignobles de l'Orléanais, la Touraine, le Saumurois et l'Anjou.

Anecdote préliminaire
Je quitte ma chambre à Orléans et, en montant dans l'ascenseur, je ressens, évènement tout à fait inhabituel, l'envie d'uriner.
Je retourne à la chambre et retrouve, dans la salle de bain, la trousse de toilette que j'avais oubliée.
Je pense que c'est mon esprit qui a provoqué l'envie pour me ramener à la chambre.


Le château en tuffeau, injustement méconnu, d'Ussé-Rigny

La viticulture n'influence que très peu le paysage, à l'exception des centres d'appellation. Avec deux parcelles près d'Orléans, 0,6 % de la superficie, quelques hectares près de Chinon, 1,2 % de la superficie, puis près d'Angers, 0,8 % de la superficie, où la vigne se cache-t elle ? Au milieu des champs, comme près d'Orléans et de Roanne ?

Seuls réconforts, l'architecture en tuffeau et les immeubles troglodytiques.

Après Blois et Saumur, le château d'Ussé-Rigny m'a offert une suprise très agréable alors que je devais passer le pont pour changer de rive.


Cave des producteurs de Montlouis-sur-Loire

La carte de l'itinéraire ne montre pas clairement que cette étape s'est déroulée, presque exclusivement, au bord immédiat de la Loire.
Faute de vignobles, à cet endroit, les immeubles troglodytiques, creusés dans le calcaire des côteaux, m'ont réservés de très étonnantes surprises.
J'ai vu des maisons, un château, des caves, dont celle des vignerons de Montlouis.
Je me suis arrêté à Montlouis, l'AOC Montlouis est un vin blanc, faute d'avoir pu m'arrêter à Amboise, pour une dégustation de Touraine Amboise rouge.
Leçons de cette journée :
1) avec toute cette foule, inutile d'espérer une dégustation à Amboise par un beau dimanche hors saison et
2) Montlouis produit, aussi, un très agréable AOC Touraine rouge. Même à cinq kilomètres, le Touraine de Montlouis n'est pas du Touraine Amboise, il ne faut pas confondre les torchons et les serviettes, même si les torchons valent les serviettes.


Grand Hôtel de la Gare

À Angers, le centre historique, et semi-piétonnier, est attrayant. Il s'y déroulait une fête locale avec de la musique, des échoppes, des artistes de rue et beaucoup de monde.

Hôtel Le Grand Hôtel de la Gare et la Brasserie de la Gare, à Angers
Salade Caesar et assiette de fromages, en terrasse agréable, animée et fréquentée.

Anjou
cabernet franc, cabernet sauvignon, pineau d'aunis.
V - violet, t1.
O - Ràs.
G - At1, S1, Ac2, Am1, Ast1, Lo1, Co2


10 septembre : de Angers à La Chartre-sur-Loir (Anjou, Loir)

198 km parcourus en 3 h 30. 25 °C, soleil.
Objectif de l'étape : parcourir les vignobles de l'Anjou et des Coteaux du Loir.


Tour Jeanne d'Arc à La Chartre-sur-le-Loir

Le paysage viticole est toujours aussi décevant. J'ai trouvé, par-ci, par-là, les vignobles tant recherchés entre Angers et Montjean-sur-Loire, soit sur quarante kilomètres. Ensuite, plus rien, jusqu'au bout.
À Saint-Florent, j'ai traversé la Loire pour raccourcir mon chagrin de 50 km, soit une heure environ.
Les vignobles des Coteaux du Loir couvrent 0,2 % de la superficie. La rive droite du retour vers Angers est une nationale sans aucun intérêt. La vallée du Loir et Lachartre sont malgré tout agréables.

La Chartre se trouve à quelques kilomètres, à peine, d'Orléans mais Jeanne d'Arc n'y est malheureusement plus qu'une statue en haut de la tour qui surplombe la cité.

Pourquoi cette remarque ?
Lisez la suite !


Hôtel de France à La chartre-sur-le-Loir

L'Hôtel de France, fleuron local, au pied de la statue de Jeanne, est conquis.
Propriétaire, chef de cuisine, quasi totalité des clients sont britaniques.
En conséquence, tout étranger à le colonie mange, au fin fond de la terrasse, entouré de gens mal éduqués, une cuisine trop sucrée à son goût et boit un vin trop chaud à son gôut.
Malgré la chambre magnifique, je ne remettrai jamais les pieds dans cet établissement, le pire de la semaine.

Hôtel de France à La Chartre-sur-le-Loir
Tarte au thon. Saumon, sauce bisque de homard.

Coteaux du Loir Pineau d'Aunis Vieilles Vignes de Christophe Croisard, 2014
Pineau d'aunis. 12,5 %.
V - rubis, t3.
O - Ràs.
G - At1, S0, Ac2, Am1, Ast1, Lo1, Co2


11 septembre : de La Chartre-sur-le-Loir à Ransart (Anjou, Loir)

524 km parcourus en 5 h 00. 25 °C, soleil.
Objectif de l'étape : parcourir les vignobles des Coteaux Vendômois.

J'avoue qu'après cette semaine décevante, en terme de paysage viticole uniquement, j'ai abandonné l'itinéraire prévu pour rentrer, le plus rapidement possible à la maison. Les Coteaux Vendômois, quand j'y pense, ne sont qu'à cinq heures de chez moi. J'espère avoir l'occasion de les visiter un jour.

Quelle est la leçon de cette balade vigneronne ?

Déception visuelle
La Loire est le troisième territoire français mais les vignobles sont dispersés sur mille kilomètres ce qui les rend, sauf rares exceptions, Sancerre, Tour, Angers, presque invisibles.

Satisfaction gustative
Le nombre de cépages, pinots, gamay, pineau, côt, cabernets, les multiples assemblages et la multitude de terroirs assurent de délicieuses et surprenantes découvertes.


Tdvrdl
Tour des vins rouges de Loire 2018
Préambule   
4 sep : Coteaux du Giennois   
5 sep : Giennois, Saint-Pourçain, Auvergne   
6 sep : Auvergne, Forez, Roannaise   
7 sep : Châteaumeillant, Reuilly   
8 sep : Menetou-Salon, Sancerre   
9 sep : Orléanais, Touraine, Saumur, Anjou   
10 sep : Anjou, Loir   
11 sep : Vendômois   
Conclusion   
Tdfdvr
Tour de France des vins rouges 2018
Préambule   
4 juin : Coteaux Champenois   
5 juin : Irancy et Épineuil   
6 juin : Crus du Beaujolais   
7 juin : CdR Septentrionales   
8 juin : CdR sud et Languedoc   
9 juin : Languedoc   
10 juin : Roussillon et Collioure   
11 juin : Gaillac   
12 juin : Bergerac   
13 juin : Charentes   
14 juin : Touraine   
15 juin : retour à Ransart   
Les leçons de l'expérience   
Dico
Définitions du vin
Alcoolémie   
Carafage et décantation   
Cep et cépage   
Pinot noir      
Charpenté   
Fermentation   
Dégustation   
Élaboration   
AOC
Régions viticoles de France   
Alsace      
Beaujolais      
Bordelais      
Bourgogne      
Bugey      
Champagne      
Charentais      
Jura      
Languedoc      
Lorraine      
Provence      
Rhône      
Roussillon      
Savoie      
Sud-Ouest      

Haut

L'homme ne peut que garder les pieds sur Terre