Cahier de notes

Préliminaire

Il m'arrive souvent d'écrire mes pensées sur une feuille de brouillon. Je les relis à plusieurs reprises. Puis, un jour, je perds la feuille, et mes pensées, et j'éprouve du regret.
Pour éviter cette tristesse, je vais les confier au réseau, où jamais rien ne se perd.

♠♥♦♣ Recueil

Révolte

23/03/21 À quand l'homme covidready, à l'instar du maïs, glyphosate ready ? Qui y aura droit ? Pourquoi certain bénéficient ils du vaccin de Pfizer et les autres, seulement, du controversé Astra-Zenecca ?

État covid belge. Flandre en rouge. Wallonie en orange.

Voici la carte sanitaire que j'ai vue, il y a environ une semaine, vers le 25/8/20.
C'est à cette même époque que la Belgique a placé la Côte D'Azur en zone rouge, m'interdisant, par la même, d'aller y passer mes quelques jours de vacances, prévues de longue date, à la découverte des vignobles de Provence.

Trois questions me sont montées à l'esprit, avec de la mauvaise humeur.

1) Visiblement la Flandre est en zone rouge. Pourquoi les Wallons peuvent ils encore y passer leurs vacances, sans quatorzaine, sans test, sans formulaire de circulation ? La fiesta à La Panne serait elle moins dangereuse qu'à Saint-Trop ?
2) Pourquoi les Flamands, qui sont en zone rouge, ne peuvent ils se rendre dans une autre zone rouge, où ils ne courent pas plus de risque qu'en restant chez eux ?
3) Faut-il mettre dans le même panier l'amateur de rando en solitaire et le noceur, le conscient et le je-m'en-foutiste ?

Qu'en penses tu, cher lecteur ?


Ce qui manque, aujourd'hui, c'est la conscience individuelle du pouvoir collectif.
Grâce aux votes, tous les leviers du pouvoir sont entre nos mains. Malheureusement nous n'en profitons pas.

Service public
Imaginez ce qu'il m'est arrivé récemment.
Je me suis rendu dans une administration de notre pauvre pays.
Covid aidant, j'étais dans une situation que, je le pensais, seul un face à face pouvait dénouer.
Première étape, le rendez-vous.
Par l'inter-réseau, impossible de faire autrement. Leur téléphone est tombé en obsolescence programmée. Délai, 3 semaines. Cadence, un entretien toutes les 10 minutes. Pas le temps de bavasser, il me fallait être hyper-précis et amener tous les formulaires possibles et imaginables.
Trois semaines plus tard. J'arrive 20 minutes en avance, on n'est jamais trop prudent. En approchant de l'entrée, des affiches sur les fenêtres insistent sur la nécessité d'avoir un rendez-vous. Pas de problème, je suis blindé. D'autres affiches martellent qu'il ne faut pas entrer avant que la personne précédente est sortie. Me voilà devant la porte, masqué, comme il se doit. J'y rencontre un monsieur qui attend depuis plusieurs minutes. Seul. Personne de visible à l'intérieur.
Je lui demande l'heure de son rendez-vous. 11 h 20. Ce monsieur, plus inquiet que moi est arrivé plus d'une heure à l'avance. Comme j'avais rendez-vous à 10 h 40, me sentant prioritaire, voyant qu'il n'y a pas un chat aux guichets, je m'enhardis et pénètre dans la salle d'attente. Celle-ci est séparée des guichets par une porte coulissante fermée. Je m'approche de celle-ci. Un haut-parleur me fait entendre une voix, j'imagine celle de l'employé que je distingue au travers des vitres. Vous avez rendez-vous ? Oui. Sortez, on vous appellera. Je me dis que ce n'est pas le Club Med et je sors. Il est 10 h 24.
10 h 25, la voix du haut-parleur dit monsieur Robin, dernier appel. Comme ce monsieur est absent, j'imagine que je suis arrivé juste après le premier message. Nous sommes 2 devant la porte et nous crions, il n'est pas là.
10 h 30, la voix du haut-parleur dit madame Carton. Nous sommes 2 devant la porte et nous crions, elle n'est pas là.
10 h 35, la voix du haut-parleur dit madame Carton, dernier appel. Nous sommes 2 devant la porte et nous crions, elle n'est pas là.
10 h 40, la voix du haut-parleur dit monsieur Delehaye, guichet 4. J'entre et me dirige vers la personne vue précédemment. C'est l'employé qui prête sa voix au haut-parleur et il m'indique que le guichet 4 est plus loin. C'est vrai qu'il est derrière la vitre n° 2 et qu'un autre employé est, à 2 m, covid oblige, derrière le n° 4.
Nous échangeons les formules de politesse de rigueur, pas plus, et je lui tends le formulaire principal.
Il parle avec son collègue de ses loisirs et de ses intérêts, tout en examinant mon document.
Le formulaire machin me dit-il, j'ai oublié s'il m'a dit svp ? Blindé, je lui donne le formulaire machin.
Il continue à s'entretenir avec son collègue. Il se lève, photocopie mon formulaire machin, tapote 30 secondes sur son clavier d'ordinateur, se lève pour prendre la feuille que vient de cracher son imprimante et me la donne en disant, c'est en ordre, vous recevrez ce qu'il faut, par la poste, à partir de demain.
Je rassemble mes affaires, salue les 2 employés et sort, il est 10 h 45.
Le monsieur arrivé une heure en avance m'interroge. Allelouiah ? Oui ! lui réponds je.
30 minutes plus tard, je suis de retour chez moi, et je pense qu'il reste 5 minutes avant que le haut-parleur appelle le monsieur qui était arrivé avant moi.

Analyse de ce triste épisode.
Nous n'étions que 2 et nous avions dû prendre rendez-vous, par l'inter-réseau, seul moyen possible, 3 semaines plus tôt.
Les 2 employés présents n'ont rien fait pendant les 30 minutes avant de me recevoir. Je ne compte pas les appels au micro du guichet n° 2.
Visiblement, il n'ont aucune considération pour les personnes qu'ils servent.
Il existe des moyens évidents d'améliorer le service au public, ce qui devrait être un devoir pour un service public. Sans m'étendre sur tous ces moyens, juste une piste. Si un rendez-vous est absent, appeler le suivant et, cinq minutes plus tard, rappeler le précédent. On appelle ça une permutation. Gain, pour moi 15 min, pour l'autre 60 min, pour les rendez vous, 2 semaines.

Conclusion
Voilà un service public qui projette une image consternante. Comment peut il s'en contenter.
Ces fonctionnaires scient la branche sur laquelle ils sont assis. Ils offrent la preuve de leur inefficacité et ils habituent les usagers à leur absence.
Le jour où le gouvernement en virera la moitié, sous prétexte d'économie, personne n'y trouvera à redire. Une fois de plus, ce sont les nécessiteux qui vont perdre. Les fonctionnaires, leur emploi, et le public, le service bon marché, car financé par la solidarité nationale.

L'Histoire est la base du présent et de l'avenir.

Je suis un être double où le corps nourrit et protège l'esprit. L'un n'allant pas sans l'autre.

Comment le colonisateur vainc-t il les peuples dont il convoite les territoires ?
Par la ruse et par la force. Bijoux de pacotille, alcool frelaté, corruption et force.
Que pensez vous qu'il nous arrive aujourd'hui, et qui nous colonisent ?

La Belgique est comme une fusée Saturne.
Après avoir été propulsée, pendant 150 ans, par la Wallonie, la Flandre voudrait larguer son lanceur, pour continuer seule.

Quand le navire prend l'eau de partout, quelles priorités doivent elles être accordées, et quels moyens ?

T.M.

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L'homme ne peut que garder les pieds sur Terre. Malheur à lui si Terre ne le supporte plus !